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25/05/2014 02:27 EDT | Actualisé 24/07/2014 05:12 EDT

Des chasseurs chinois frôlent des appareils militaires japonais (Tokyo)

Le Japon a accusé la Chine dimanche de manoeuvres "dangereuses" au-dessus de la mer de Chine orientale après que des chasseurs chinois eurent frôlé des appareils militaires nippon, à quelques dizaines de mètres près.

Selon un porte-parole du ministère japonais de la Défense, un chasseur SU-27 chinois est passé tout près d'un avion de surveillance OP-3C japonais au point de rencontre de leurs zones aériennes d'identification (ZAI) respectives.

Un autre chasseur SU-27 chinois a également volé à proximité d'un YS-11EB japonais dans le même espace, selon le ministère.

La distance entre les deux appareils dans un cas était de 50 mètres environ, de 30 mètres dans l'autre, a précisé le porte-parole.

Ces actes "dangereux auraient pu entraîner un accident", s'est indigné dimanche le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera.

Les deux chasseurs chinois embarquaient des missiles, selon lui.

Tokyo a émis une protestation diplomatique.

Les deux chasseurs chinois n'ont pas pénétré dans l'espace aérien japonais, selon le quotidien Asahi Shimbun.

Ils surveillaient un exercice naval russo-chinois dans le nord de la mer de Chine orientale, non loin des eaux territoriales japonaises, croit savoir l'agence Kyodo, citant une source gouvernementale.

Le ministère chinois de la Défense a affirmé de son côté que deux appareils japonais étaient entrés samedi dans la zone d'identification chinoise sans s'identifier, "interférant avec les exercices navals conjoints entre la Chine et la Russie".

Les chasseurs chinois ont reçu l'ordre de décoller aux fins "d'identification et de mesures de protection", ajouté le ministère dans son communiqué.

La Chine a protesté auprès des Japonais en leur demandant de "respecter les droits légitimes des Marines chinoise et russe".

Les relations entre Pékin et Tokyo, les deux plus importantes puissances économiques asiatiques, sont exécrables depuis un an et demi en raison d'un contentieux en mer de Chine orientale et de querelles liées à l'Histoire.

Situés à 200 km au nord-est de Taïwan et à 400 km à l'ouest d'Okinawa (sud du Japon), les îlots des Senkaku au coeur du contentieux sont administrés par le Japon mais revendiqués avec force par la Chine sous le nom de Diaoyu.

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