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«X-Men - Jours d'un avenir passé», le meilleur de la série

Près de quatorze ans après avoir signé les deux premiers épisodes de la saga qui en compte déjà sept, Bryan Singer ressuscite encore les mutants avec X-Men : Days of Future Past. Ce très attendu blockbuster estival, véritable voyage dans le temps, est à ce jour le plus réussi.

La scène d’ouverture dévoile un futur apocalyptique rappelant vaguement l’univers dévasté de Terminator. La Terre est devenue un affreux champ de bataille où des machines de fer indestructibles baptisées Sentinelles chassent les mutants sans pitié dans les décombres d’un New York en ruine. Les X-Men – figures allégoriques sur la difficulté à accepter la différence – sont devenus les ennemis à abattre à cause des pouvoirs dont ils sont dotés.

Mais quelques survivants tentent le tout pour le tout. Ils décident d’envoyer l’un des leurs (Wolverine, toujours interprété par Hugh Jackman) dans le passé afin d’empêcher la solitaire Mystique (Jennifer Lawrence) de commettre le crime qui scellera la haine des humains contre les mutants causant la perte de ces derniers.

Avant d’y parvenir, notre héros aux longues griffes d’acier devra toutefois convaincre les jeunes Xavier (James McAvoy) et Magnéto (Michael Fassbender) de mettre leurs rivalités de côté, du moins le temps d’une trêve.

Une superproduction enlevante

Le film, plaisant et efficace, passe d’une époque à une autre. Celle d’un futur noir qui n’annonce rien de bon pour les mutants en extinction et puis, celle des années 1970, très vintages, où malgré la guerre du Vietnam, il est encore permis d’espérer. Entre l’ombre et la lumière dans laquelle le tragique et la comédie se côtoient, le récit bourré de rebondissements est bien ficelé. Il alterne ainsi entre différentes atmosphères dont les forces d’évocation séduisent jusqu’au dénouement.

La pléthore d’effets spéciaux est saisissante, même si l’on ne comprend pas ce que la 3D vient faire ici tant elle passe inaperçue. Toutefois, sa plus grande réussite, l’œuvre la doit d’abord à sa distribution, en particulier les nouveaux acteurs qui débarquent pour la première fois dans l’aventure.

Jennifer Lawrence en super-héroïne vengeresse est impeccable. Seuls bémols, ses scènes sont trop courtes. On aurait aimé la voir davantage, surtout que son personnage est le pivot de l’histoire. Tandis que Michael Fassbender joue un Magneto inspiré et grave, annonçant bientôt une personnalité sinistre.

X-Men: Jour d’un avenir passé – 20th Century Fox – Drame fantastique – 131 minutes – Sortie en salles le 23 mai 2014 – États-Unis.

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