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22/05/2014 02:18 EDT | Actualisé 22/05/2014 02:18 EDT

Menace de grève générale illimitée chez les ingénieurs de la Ville de Montréal

SRC

Sans convention collective depuis plus de quatre ans, les ingénieurs et autres membres du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) menacent de déclencher une grève générale illimitée avant l'été.

Réunis en assemblée générale mercredi soir, les membres du syndicat ont voté pour un mandat de grève dans une proportion de 82 %. La convention collective des 400 membres du SPSPEM est échue depuis le début de 2010.

Le syndicat réclame une augmentation salariale de 7 % sur une période de 10 ans. Il précise que l'instauration qu'une hausse est nécessaire afin de prévenir le départ de ses professionnels au profit du secteur privé. Il s'agit, selon le SPSPEM, d'un « exode qui a considérablement affaibli la Ville de Montréal dans les dernières années et l'a rendue vulnérable face aux fournisseurs de services, créant ainsi un climat propice aux situations frauduleuses dévoilées à la commission Charbonneau ».

Le président du syndicat, André Émond, estime qu'avec les conditions de travail actuelles, la Ville de Montréal est « vulnérable » et « n'est pas en mesure de retenir l'expertise de ses professionnels ».

Un impact sur les chantiers?

M. Émond lance également un avertissement quant aux conséquences possibles d'une grève. « Le déclenchement d'une grève de nos 430 membres aurait un impact considérable sur l'avancement des divers chantiers de travail à la Ville, et nous souhaitons éviter cette situation à tout prix. Par contre, sans démarche claire de l'administration en place en vue de régler le dossier, nous devons réfléchir aux alternatives qui se présentent à nous », a-t-il déclaré.

La convention collective des 400 membres du SPSPEM est échue depuis le début de 2010. Aucune séance de négociation n'est à l'ordre du jour, selon le syndicat, qui dit s'être retrouvé face à « un mur » la semaine dernière lors d'une rencontre avec le président du conseil exécutif, Pierre Desrochers.