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Tunisie: peine allégée en appel pour le dirigeant d'un groupe pro-islamiste

L'un des dirigeants d'un groupe violent proche des islamistes, condamné en mars à 14 mois de prison, a vu sa peine allégée à trois mois en appel, a indiqué samedi à l'AFP le porte-parole de la Cour d'appel tunisienne.

Imed Dghij, chef de l'une des sections de la Ligue de protection de la révolution (LPR), avait été condamné en première instance à huit mois de prison pour incitation à la violence et six mois pour atteinte à autrui via les réseaux sociaux.

Vendredi soir, la Cour d'appel a réduit la première peine à trois mois et invalidé la deuxième après avoir requalifié l'accusation, a déclaré à l'AFP son porte-parole, Habib Torkhani.

Imed Dghij avait été arrêté fin février sur ordre de la justice après avoir violemment critiqué dans une vidéo des syndicats des forces de l'ordre, les qualifiant notamment de "gangs politisés", ainsi que les magistrats.

"Nous ne nous rendrons pas. Nous vaincrons et nous ne mourrons qu'après en avoir fini avec vous, c'est clair?", avait-il lancé.

La Cour d'appel a demandé à ce que cette vidéo soit retirée.

Ouvertement soutenue par les islamistes d'Ennahda et par le Congrès pour la République (CPR), parti de centre-gauche du président Moncef Marzouki, qui démentent qu'elle soit une milice violente, la LPR a été accusée à de nombreuses reprises d'avoir orchestré des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider.

Ses militants sont ainsi soupçonnés du lynchage à mort d'un représentant du parti Nidaa Tounes à Tataouine (sud) à l'automne 2012, ainsi que d'une attaque contre le siège du syndicat UGTT.

iba/cbo

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