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05/05/2014 08:01 EDT | Actualisé 05/07/2014 05:12 EDT

Soudan du Sud: Kerry menace les deux belligérants de "graves conséquences"

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a menacé lundi les belligérants du Soudan du Sud de "graves conséquences" s'ils ne respectent pas leurs promesses de cessez-le-feu, lors d'une conférence de presse à Luanda.

"Je le dis clairement: si l'une ou l'autre des parties refuse de tenir la moindre de ses promesses, (...) il n'y aura peut-être pas seulement des sanctions, mais également de graves conséquences", a déclaré le secrétaire d'Etat américain avant de quitter l'Angola, dernière étape de sa tournée africaine.

Interrogé sur les "conséquences évoquées", le chef de la diplomatie américaine est resté vague, indiquant: "La communauté internationale demande des comptes pour les atrocités, il y a des sanctions, il y a (...) les troupes de maintien de la paix, il y a plusieurs possibilités."

"Les parties (gouvernement et troupes rebelles, ndlr) doivent reconnaître qu'elles ont signé un accord de cessation des hostilités. Les deux parties. Et la communauté internationale est prête à prendre des mesures pour s'assurer que cela soit respecté, en envoyant des troupes supplémentaires", a-t-il dit.

"Nous encourageons les deux leaders à profiter de ce moment pour essayer de faire la paix, pour leur peuple", a ajouté John Kerry.

Pour sa part, la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki a indiqué que "les Etats-Unis condamnent la violation de l'accord de cessez-le-feu par les forces gouvernementales du Soudan du Sud".

Des milliers de personnes ont déjà péri dans ce conflit - probablement des dizaines de milliers, mais les bilans précis manquent -, tandis qu'au moins 1,2 million de Sud-Soudanais ont dû fuir leurs foyers.

Huit bases de l'ONU abritent, dans des conditions épouvantables, plus de 78.000 civils sud-soudanais craignant d'être massacrés s'ils se risquent à en sortir.

Les organisations humanitaires ont prévenu que le Soudan du Sud était au bord de la pire famine que l'Afrique ait connue depuis les années 1980, tandis que l'ONU et les Etats-Unis ont dit craindre que le conflit ne dégénère en génocide.

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