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05/05/2014 06:27 EDT | Actualisé 05/07/2014 05:12 EDT

Soldat Wolowidnyk: le gouvernement a brisé sa parole, dit l'opposition

OTTAWA - Les partis d'opposition ont accusé le gouvernement Harper d'avoir brisé sa parole, demandant que l'armée fasse preuve de compassion à l'égard d'un soldat souffrant du syndrome de stress post-traumatique ayant fait une tentative de suicide l'an dernier.

La Défense nationale a fait volte-face, dimanche, et a révoqué une offre qui aurait permis au caporal-maître Kristian Wolowidnyk, qui s'est exprimé sur la place publique l'automne dernier à propos de sa tentative de suicide, de recevoir un congé à long terme de la part de l'armée.

La porte-parole libérale en matière de défense, Joyce Murray, a soutenu lundi que l'affaire soulevait des questions d'intégrité et d'honneur. Elle a fait valoir que le soldat avait servi son pays, rempli ses promesses, et que «désormais le gouvernement semble renier les siennes».

Selon Mme Murray, une telle volte-face alors que «l'attention des médias s'était dissipée» suscite des interrogations sur la bonne volonté du gouvernement.

L'histoire du caporal-maître Wolowidnyk a fait les manchettes un peu partout au pays, en novembre, lorsqu'il a été révélé qu'il avait tenté de s'enlever la vie après que l'armée l'eut engagé sur une voie vers le congédiement. L'armée avait alors fait marche arrière, mais est revenue sur sa décision la semaine passée, en affirmant que l'homme ne se qualifiait pas pour le programme.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Jack Harris, a parlé d'une histoire «navrante», et a fait valoir qu'il ne s'agissait pas du premier cas de soldat étant renvoyé avant de devenir admissible aux pleins avantages de fin de carrière.

M. Wolowidnyk et son épouse se sont fait dire, mardi dernier, que l'offre d'un congé prolongé en vertu du Programme de transition avait été retirée, puisque le médecin à la base d'Edmonton avait déclaré qu'il n'existait pas de raison médicale selon laquelle l'homme ne pouvait pas travailler ou se trouver à l'école.

La députée néo-démocrate Christine Moore, qui est infirmière et qui a servi dans les rangs militaires, a qualifié de «ridicules» ces affirmations étant donné le syndrome de stress post-traumatique dont souffre le soldat ayant pris part à la mission en Afghanistan en 2009 et 2010.

Le ministre de la Justice, Peter MacKay, qui a été à la tête du ministère de la Défense pendant six ans, est celui qui a répondu aux questions à la Chambre des communes, lundi, disant que «tous les efforts» étaient faits pour faciliter la transition.