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05/05/2014 01:41 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:12 EDT

Sept mineurs israéliens arrêtés pour des actes racistes (police)

La police israélienne a arrêté sept mineurs juifs soupçonnés d'actes de vandalisme racistes, a indiqué lundi une porte-parole de la police.

Quatre adolescents âgés de 13 à 15 ans accusés d'avoir tagué des graffitis tels "Le prix à payer" ou à la gloire du rabbin Méir Kahane (le chef du mouvement Kach d'inspiration raciste anti-arabe, ndlr) sur un bulldozer et une citerne dans un chantier au nord-ouest de Jérusalem ont été arrêtés, a précisé à l'AFP la porte-parole Luba Samri.

Des colons extrémistes et des activistes d'extrême-droite s'en prennent régulièrement, sous l'appellation du "Prix à payer", à des Palestiniens ou Arabes israéliens, à des lieux de culte musulmans et chrétiens, à des militants pacifistes ou même à l'armée, en réaction à des décisions ou des actes qu'ils jugent hostiles.

Trois jeunes israéliennes accusées d'avoir craché vers un prêtre ont été arrêtées dimanche près de veille ville de Jérusalem. Dans leurs sacs, les policiers ont trouvé des drapeaux israéliens sur lesquels étaient inscrits "Nekama" (vengeance en hébreu) et le "prix à payer", a ajouté la porte-parole.

Ces mineurs devaient être présentés lundi devant un juge pour une éventuelle prolongation de leur garde à vue.

Par ailleurs, un tribunal de Jérusalem a prolongé de trois jours la détention de Shalom Matouki, un colon de l'implantation d'Yitzhar dans le nord de la Cisjordanie occupée. Il est soupçonné d'avoir participé à un acte de vandalisme contre une mosquée à Oum al-Fahem dans le nord d'Israël le 18 avril, a indiqué la radio publique.

Malgré ces arrestations, la radio militaire a souligné que la police n'avait pas réussi à mettre la main sur la plupart des auteurs d'exactions anti-arabes et anti-chrétiens qui se sont multipliés ces derniers mois.

La députée d'opposition de gauche Zeeva Galon a appelé lundi à la radio le gouvernement à adopter une loi assimilant les actes racistes à des "activités terroristes" ce qui donnerait à la police et au Shin Beth (le service de sécurité intérieure) plus de moyens légaux pour lutter contre ce phénomène.

La ministre de la Justice israélienne, Tzipi Livni, avait elle aussi soutenu dimanche l'idée de traiter les exactions des colons et extrémistes juifs comme des actes "terroristes".

Dans son rapport annuel sur le terrorisme publié mercredi dernier, le département d'Etat américain a déploré que les actes d'extrémistes israéliens, notamment de colons en Cisjordanie occupée, contre des Palestiniens, "dans leur majorité n'aient pas donné lieu à des poursuites".

jlr/hj