POLITIQUE
05/05/2014 04:55 EDT | Actualisé 05/05/2014 04:55 EDT

Orléans Express entend diminuer ses services dans l'est de la province

Radio-Canada

Orléans Express entend diminuer son service de transport interurbain de passagers en Gaspésie. Si la Commission des transports du Québec donne son aval, une quarantaine de conducteurs d'autocars pourraient perdre leur emploi.

La compagnie française Kéolis, qui a acheté le transporteur, fera une demande de modification de son permis à la Commission des transports du Québec (CTQ).

Ce changement aurait pour effet de limiter à 13 le nombre de municipalités où l'autocar s'arrêtera à l'est de Rimouski.

De plus, Orléans Express ne conserverait que deux de ses six aller-retour en Gaspésie.

Kéolis précise toutefois que les horaires actuels sont maintenus jusqu'à ce qu'elle reçoive l'accord de la CTQ.

Si la CTQ cautionne la modification, les autocars d'Orléans Express desserviraient :

Du côté nord de la péninsule gaspésienne :

  • Mont-Joli;
  • Matane;
  • Sainte-Anne-des-Monts;
  • Mont-Louis;
  • Grande-Vallée;
  • Rivière-au-Renard
  • Gaspé.

Du côté sud :

  • Amqui;
  • Matapédia;
  • Pointe-à-la-Croix;
  • Carleton;
  • Chandler;
  • Grande-Rivière.

Il serait donc impossible de prendre l'autocar ou de livrer des colis ailleurs sur la péninsule.

Du côté nord, Kéolis veut également abolir l'une de ses deux liaisons aller-retour entre Gaspé et Rimouski ainsi que mettre fin à celle entre Rimouski et Sainte-Anne-des-Monts.

La compagnie demande aussi la suppression de la liaison Rimouski-Carleton.

Du côté sud, il n'y aurait qu'un seul départ entre Rimouski et Grande-Rivière au lieu des deux actuels. Il en est de même pour l'autre direction. Percé ne serait ainsi plus desservie par Orléans Express.

La compagnie veut aussi abolir un départ entre Rimouski et Québec, et un autre en sens inverse.

Le vice-président au développement des affaires de Kéolis Canada, Marc-André Varin, explique que des discussions sont en cours avec les services de transports collectifs, comme le RÉGIM, en Gaspésie, pour desservir les municipalités situées entre les villes où les autocars d'Orléans Express vont arrêter.

« Il est préférable qu'on fasse du semi-express et qu'on arrime nos services avec les petites sociétés de transports collectifs qui existent. On pourra offrir des correspondances, c'est ça notre stratégie » explique Marc-André Varin.

Difficultés financières

En 2013, Orléans Express a perdu 5 millions de dollars, en plus de s'être vu refuser une aide financière pour poursuivre la desserte des régions plus éloignées.

Selon le vice-président au développement des affaires de Kéolis Canada, Marc-André Varin, les « routes non rentables sont encore moins rentables » depuis plus de 10 ans.

Les baisses d'achalandage touchent également la liaison Montréal-Québec qui, d'après M. Varin, ne rapporte pas assez pour « rentabiliser l'opération au complet ».

Kéolis demande que ces modifications entrent en vigueur le 6 juillet, mais elle doit toutefois préalablement obtenir l'aval de la CTQ.

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