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05/05/2014 03:08 EDT | Actualisé 05/07/2014 05:12 EDT

Les chefs des Premières Nations se réunissent pour trouver un successeur à Atleo

OTTAWA - Les chefs autochtones de tout le pays convergent à Ottawa cette semaine pour déterminer comment ils se choisiront un nouveau leader, après la démission soudaine du chef de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn Atleo.

Le comité exécutif de l'assemblée étudie attentivement la charte de l'organisation, et pourrait décider de nommer un chef national temporaire dès maintenant ou d'organiser un scrutin plus tard, a indiqué dans un courriel le porte-parole de l'APN, Alain Garon.

«Nous ferons part de cette décision aux membres des Premières Nations le plus rapidement possible cette semaine», a-t-il ajouté.

Shawn Atleo a abruptement annoncé sa démission vendredi après-midi, affirmant vouloir éviter d'être une distraction dans le débat en cours sur les changements dans le système d'éducation des enfants des Premières Nations proposés par le gouvernement conservateur.

Le bureau du ministre des Affaires autochtones, Bernard Valcourt, a indiqué que le projet de loi conservateur était suspendu jusqu'à ce que l'APN décide comment elle procédera pour se choisir un nouveau chef. Les députés devaient poursuivre les débats sur le projet de loi lundi soir.

«Avec le soutien de l'Assemblée des Premières Nations, notre gouvernement a présenté une législation historique (...) en avril», a indiqué dans un courriel la porte-parole du ministre Valcourt, Erica Meekes.

«Cependant, en raison de la démission récente du chef national, à la suite du vote en deuxième lecture de (lundi) soir, toute considération future entourant ce projet de loi sera suspendue jusqu'à ce que l'APN ne clarifie sa position», a-t-elle ajouté.

Shawn Atleo est le premier chef national à présenter sa démission alors qu'il est encore en poste. La charte de l'organisation stipule que l'ensemble du comité exécutif doit assumer le rôle et les fonctions du chef jusqu'à ce que les leaders autochtones de l'ensemble du pays ne prennent des arrangements.

Certains membres des Premières Nations ont critiqué Shawn Atleo pour son appui au projet de loi. Ils estiment que si ce projet est adopté, la loi leur enlèvera des droits et donnera au gouvernement fédéral trop de contrôle sur l'éducation de leurs enfants.

Mais le bureau de M. Valcourt a défendu le projet de loi C-33, baptisé «loi sur le contrôle par les Premières Nations de leurs systèmes d'éducation», en affirmant qu'il répondait aux cinq conditions établies par l'APN et les chefs autochtones durant une réunion en décembre.