NOUVELLES
05/05/2014 09:37 EDT | Actualisé 05/07/2014 05:12 EDT

Le pétrole hésite à New York entre l'Ukraine et la Chine

Les cours du pétrole hésitaient lundi matin à New York, entre des craintes géopolitiques sur la crise ukrainienne, poussant les prix à la hausse, et un indicateur de mauvais augure pour la demande en brut du géant chinois.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin cédait 5 cents à 99,71 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Il y a deux forces en jeu actuellement qui travaillent l'une contre l'autre" pour l'évolution des cours du WTI: "la crise ukrainienne (...) et les chiffres chinois", a relevé Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Or, "il semble que la situation en Ukraine, qui empire de jour en jour, soit particulièrement au centre de l'attention", en raison de ses répercussions éventuelles sur l'approvisionnement en énergie dans la région, a fait valoir l'analyste spécialiste des questions énergétiques.

Environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de Russie.

"Et l'un des gros titres du Wall Street Journal ce matin affirmant en première page que la Lettonie (un pays Balte également frontalier de la Russie, ndlr) devenait de plus en plus nerveuse, fait craindre aux marchés que la situation ne devienne hors de contrôle", a ajouté M. Yawger.

A l'inverse, "un chiffre décevant montrant une nouvelle contraction de l'activité manufacturière du moteur de moins en moins solide de la croissance mondiale, la Chine, pèse sur les prix", a précisé Matt Smith.

Selon un indicateur de la banque HSBC publié lundi, la production manufacturière en Chine s'est contractée en avril pour le quatrième mois consécutif, confirmant le ralentissement de la deuxième économie mondiale et du deuxième consommateur mondial de brut.

D'autre part, l'abondance de l'offre pétrolière aux Etats-Unis accentuait la tendance baissière sur le marché, selon M. Yawger.

Les réserves du premier consommateur d'or noir de la planète ont atteint 399,4 millions de barils la semaine dernière dans le pays, leur plus haut niveau depuis 1931 en données mensuelles.

Le repli des prix, particulièrement du Brent à Londres, s'expliquait aussi par l'anticipation du retour progressif du pétrole libyen sur les marchés internationaux. Une première cargaison devrait partir dès la fin de cette semaine, selon des analystes.

ppa/sl/mdm