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05/05/2014 07:51 EDT | Actualisé 05/07/2014 05:12 EDT

Irak: au moins neuf morts dans des attaques et bombardements

Au moins neuf personnes sont mortes lundi en Irak dans des attaques à Bagdad et ses environs, et des bombardements sur Fallouja, une ville tenue par des insurgés, ont indiqué des responsables.

Ces violences interviennent alors que le décompte des votes se poursuit pour les élections du 30 avril, les premières législatives depuis le départ des troupes américaines fin 2011, après huit ans de présence en Irak.

Elles interviennent également alors que plus de 3.000 personnes ont été tuées depuis quatre mois, les pires violences depuis 2008, quand le pays sortait tout juste d'une sanglante guerre confessionnelle.

A Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad, tombée début janvier sous le contrôle des combattants anti-gouvernementaux, dont des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), au moins quatre personnes ont été tuées dans des bombardements, qui ont également fait des blessés, selon une source médicale.

Ces bombardements, dont l'origine n'était pas connue dans l'immédiat, ont commencé après minuit. Selon des habitants de la ville, l'armée irakienne bombarde régulièrement différents quartiers de Fallouja.

Signe de l'impuissance des militaires, l'armée n'a pas réussi à reprendre Fallouja depuis début janvier.

Ailleurs dans le pays, deux hommes ont été abattus à Bagdad, et une bombe a explosé près d'un restaurant à Touz Khourmatou, au nord de la capitale, tuant au moins 3 soldat.

Les autorités irakiennes imputent la multiplication des attentats à des facteurs extérieurs, au premier rang desquels la guerre en Syrie voisine. Mais diplomates et analystes affirment que les violences sont surtout alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités, dominées par les chiites.

Ces nouvelles violences surviennent quelques jours après les élections législatives, marquées par un taux de participation estimé à 60%.

A l'issue du scrutin de mercredi, le Premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite, s'est dit optimiste sur ses chances d'être reconduit pour un 3e mandat. Néanmoins, en raison des tractations entre groupes politiques après la publication des résultats, qui ne sont pas attendus avant la mi-mai, la formation d'un gouvernement prendra du temps.

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