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05/05/2014 01:10 EDT | Actualisé 05/07/2014 05:12 EDT

Des experts internationaux se pencheront sur les recherches pour retrouver MH370

SYDNEY - Un comité d'experts internationaux se penchera sur les données récoltées depuis deux mois dans le cadre des recherches pour retrouver le Boeing malaisien disparu, pour s'assurer que les équipes qui scrutent un coin reculé de l'océan Indien sont au bon endroit.

Des responsables malaisiens, australiens et chinois se sont rencontrés dans la capitale australienne pour discuter de la poursuite des recherches pour retrouver le vol MH370.

À compter de mercredi, les données seront réanalysées et regroupées avec toutes les informations recueillies depuis le début des opérations, qui n'ont pas permis de retrouver un seul débris même si 4,6 millions de kilomètres carrés ont été fouillés.

Le directeur australien des recherches, Angus Houston, a expliqué aux journalistes qu'il est logique, à ce stade-ci, de revenir en arrière pour réexaminer toutes les données récoltées, pour s'assurer que toutes les analyses ont été faites et pour vérifier que les conclusions sont correctes.

Le Boeing 777 et les 239 personnes qui se trouvaient à bord se sont volatilisés le 8 mars lors d'un vol entre Kuala Lumpur et Pékin. Les fouilles en surface, à la recherche de débris, ont été interrompues après plusieurs semaines, la semaine dernière.

M. Houston a déjà prévenu que les recherches sous-marines pourraient s'étirer sur plus d'un an.

M. Houston et le ministre australien des Transports Warren Truss ont rencontré, lundi à Canberra, le ministre malaisien de la Défense Hishammuddin Hussein et le ministre chinois des Transports Yang Chuantang pour discuter de la suite des recherches sous-marines, qui se concentreront sur un secteur de 60 000 kilomètres carrés de fonds marins.

Les responsables relancent des gouvernements et des entreprises pour tenter de dénicher un appareil capable de plonger plus profondément que le Bluefin-21, le véhicule sous-marin automatisé qui est actuellement utilisé pour cartographier le fond de l'océan à la recherche de l'épave de l'avion disparu.

Il faudra toutefois probablement attendre deux mois avant de voir ce nouvel équipement être déployé, a prévenu M. Truss.