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04/05/2014 12:04 EDT | Actualisé 03/07/2014 05:12 EDT

Une centaine de présumés islamistes égyptiens condamnés à 10 ans de prison

LE CAIRE, Égypte - Un tribunal égyptien a condamné 102 présumés islamistes à des peines de 10 ans de prison samedi pour avoir participé à des émeutes et possédé des armes, au moment où s'amorce la campagne électorale en vue des élections présidentielles des 26 et 27 mai.

L'agence de nouvelles officielle de l'Égypte a précisé que ces verdicts placent les défendeurs sous police surveillance pendant une période de cinq ans, une fois sortis de prison. Deux autres suspects ont écopé de peines de sept ans de prison. Les procureurs ont accusé les défendeurs de s'être rassemblés illégalement afin d'infliger des sévices matériels et moraux à d'autres personnes à la propriété publique, menant à un décès.

Il s'agit de l'un des nombreux procès de masse ayant lieu en Égypte dans le cadre de mesures de répression menées contre des islamistes et partisans du groupe des Frères musulmans de l'ancien président Mohammed Morsi.

Le feld-maréchal à la retraite Abdel-Fattah el-Sissi, qui a mené le renversement de Morsi, est favori pour remporter l'élection présidentielle en vertu de la vague nationaliste qui balaie l'Égypte. Son unique rival, le politicien de gauche Hamdeen Sabahi, a lancé sa campagne samedi de la ville méridionale d'Assiut, promettant de «réaliser la démocratie, le développement et la liberté pour chaque Égyptien».

M. Sabahi a expliqué à des journalistes qu'il avait choisi le sud de l'Égypte parce qu'il souhaite éliminer la pauvreté et le chômage, de même que d'anciennes politiques qui faisaient en sorte de concentrer les mesures de développement vers la capitale et de marginaliser le sud, où règnent les islamistes.

Plus tard samedi, M. Sabahi a promis d'exclure les forces militaires de la politique, s'il est élu président. Il s'est aussi engagé à abolir la qui interdit les manifestations non approuvées par la police, une mesure qui sème la division et qui a mené à l'arrestation et l'emprisonnement de militants.

M. El-Sissi a amorcé sa campagne électorale sur Twitter, après minuit, en utilisant les mots-clics «Longue vie à l'Égypte». Ensuite, ses responsables de campagne ont publié une première vidéo de M. El-Sissi, qui semblait avoir été filmée lors d'entrevues à des stations locales de télévision qui doivent être diffusées lundi.

Les affiches de M. El-Sissi au Caire le présentent comme un homme fort dans «la lutte contre le terrorisme» — une référence à la vague d'attaques de la part de militants islamistes à la suite de l'expulsion de Morsi.

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