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04/05/2014 06:38 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:12 EDT

Syrie: les militants assiégés à Homs font une satire de leur sort

Les militants assiégés depuis deux ans à Homs, dans le centre de la Syrie, ont posté une vidéo pour se moquer avec humour de leur triste sort, marqué par la faim et les bombardements.

Intitulé "communiqué officiel", le clip se compose de plusieurs déclarations martiales que les groupes armés ont l'habitude de faire avec un commandant qui lit le texte entouré par des hommes en armes avec en arrière plan des drapeaux.

Dans le premier "communiqué", censé avoir été rendu public juste au début de la révolte, les combattants font le serment de renverser le président Bachar al-Assad, en prenant un air sévère juste après avoir rigolé et effectué plusieurs faux départs.

Au fur et à mesure que le siège devient plus dur, il y a de moins en moins de combattants derrière le porte-parole qui demande en vain, devant des immeubles détruits, l'aide d'autres rebelles et de la communauté internationale.

A un certain point, le "chef" du bataillon lance aux rebelles qui se trouvent hors de la zone assiégée, "(vous avez) 48 heures pour abandonner vos chaises, tables et ordinateurs" pour venir prêter main forte.

Mais plusieurs mois passent et rien n'a changé, a part que trois membres de la brigade sont morts et deux autres ont pris la fuite.

Cette vidéo de sept minutes, postée vendredi sur Youtube, par un groupe s'intitulant "un rayon de lumière de Homs" a été vue 6.600 fois.

Un militant de Homs a affirmé à l'AFP via internet que cette vidéo avait été réalisée dans le quartier assiégé de Homs, connu autrefois comme la "capitale de la révolution". On ne sait pas si les personnes qui apparaissant sur la vidéo sont des combattants ou des civils.

Le gouvernement et les rebelles sont en train de négocier un accord permettant aux combattants s'y trouvant de quitter leur réduit en ruine pour d'autres régions.

Dans la dernière scène de "communiqué officiel", on voit seulement le commandant du bataillon avec un seul combattant le visage couvert de bandages et trop faible pour tenir son fusil.

"Nous vous annonçons que nous n'annoncerons plus rien après aujourd'hui, car nous n'avons plus de fioul, donc impossible de lire d'autres communiqués", déclare le chef rebelle.

"Il nous reste notre résistance. Il vous reste vos promesses et vos trahisons. L'histoire nous est témoin", ajoute-t-il.

ser/sk/hj

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