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04/05/2014 03:27 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:12 EDT

Poutine et Burkhalter doivent discuter de tables rondes sur l'Ukraine (Merkel)

Vladimir Poutine et le président de l'OSCE Didier Burkhalter doivent discuter de tables rondes sur l'Ukraine sous l'égide de l'OSCE, mercredi à Moscou, a annoncé dimanche la chancelière Angela Merkel après une conversation téléphonique avec le président russe.

Lors de la rencontre du président de la Confédération helvétique avec M. Poutine, "il doit notamment être discuté de la mise en place de tables rondes sous le parrainage de l'OSCE, qui doivent faciliter un dialogue national avant l'élection présidentielle" ukrainienne prévue le 25 mai, a indiqué dans un communiqué une porte-parole de Mme Merkel, Christiane Witz.

L'entretien téléphonique avec Mme Merkel et la visite de M. Burkhalter avaient été annoncés peu avant par Moscou.

Le voyage du président suisse, qui assure la présidence tournante de l'OSCE s'inscrit "dans le cadre d'efforts internationaux pour faire baisser la tension en Ukraine", avait indiqué Moscou.

Selon les autorités russes, Vladimir Poutine a souligné "le besoin d'établir un dialogue direct entre les autorités actuelles de Kiev et les représentants des régions du Sud-Est du pays" en proie à une insurrection pro-russe.

Par ailleurs, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a indiqué dimanche soir qu'il plaidait en faveur d'une nouvelle conférence à Genève sur l'Ukraine, malgré l'absence de résultats concrets de la première, mi-avril.

"Je plaide effectivement depuis ces dernières heures, lors de nombreux entretiens - aussi bien avec l'OSCE, qu'avec (la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine) Ashton, mais aussi avec (le secrétaire d'État américain John) Kerry et (le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï) Lavrov pour qu'une deuxième conférence de Genève fasse suite à la première", a expliqué M. Steinmeier à la télévision allemande.

Ukraine, Russie, États-Unis et Union européenne avaient alors signé un accord visant à une désescalade de la crise en Ukraine et au rétablissement de la stabilité politique et économique du pays.

Mais ce texte était resté lettre morte, n'empêchant pas la situation de se dégrader fortement sur le terrain.

Lors de la deuxième conférence, il faudra "que des engagements clairs soient enfin décidés, sur la façon dont nous pouvons obtenir une trêve dans ce conflit et trouver progressivement une solution politique. Toute autre attitude serait irresponsable, car cela ne signifierait que davantage de victimes", a détaillé le ministre allemand.

Ce dernier a insisté sur l'importance de la tenue de l'élection du 25 mai, même si cette tenue semble de moins en moins réaliste, compte tenu des affrontements meurtriers dans l'est du pays et même dans le sud, dans la ville portuaire d'Odessa.

"Pour l'Ukraine, ces élections sont un moment très important car (...) la légitimité du pouvoir actuel et du président en exercice est contestée. J'espère que le temps suffira pour que les élections puissent être organisées, pour qu'elles aient lieu et qu'ainsi une légitimité minimale soit établie", a-t-il argumenté.

fjb-hap/plh

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