NOUVELLES
04/05/2014 10:48 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:12 EDT

Les événements d'Odessa sont une tragédie pour toute l'Ukraine, selon Iatseniouk

ODESSA, Ukraine - Des centaines de manifestants prorusses ont donné l'assaut contre le quartier général de la police dans la ville d'Odessa, en Ukraine, dimanche, et ont obtenu la libération de 67 de leurs camarades détenus après des heurts meurtriers survenus dans la ville portuaire.

Plus de 40 personnes avaient trouvé la mort lors d'émeutes, deux jours plus tôt, certains succombant à des blessures par balles, mais la plupart lors d'un horrible incendie ayant ravagé un immeuble appartenant à un syndicat.

Le premier ministre Arseni Iatseniouk a visité la ville dimanche, tentant de faire baisser les tensions en affirmant que les événements survenus à Odessa étaient une tragédie pour l'ensemble du pays.

M. Iatseniouk a révélé qu'une enquête avait été ouverte afin de déterminer pourquoi la police n'avait pas réussi à ramener le calme lors des affrontements de vendredi, tout en laissant entendre que Moscou était derrière cette violence.

Il a indiqué avoir chargé les procureurs de retrouver tous les instigateurs, organisateurs et individus qui, sous les ordres de leaders prorusses, avaient lancé cette attaque mortelle contre l'Ukraine et Odessa.

Odessa est la plus importante ville entre la péninsule de la Crimée, qui a été annexée par la Russie en mars, et la Transnistrie, une région séparatiste de la Moldavie où sont stationnées des troupes russes de maintien de la paix. Moscou est soupçonné d'avoir l'intention de s'emparer d'un large pan de l'Ukraine allant de la Transnistrie jusqu'à l'est du pays.

La visite de M. Iatseniouk à Odessa s'est déroulée alors que le gouvernement ukrainien a renouvelé ses efforts pour mettre fin au soulèvement prorusse dans l'est de l'Ukraine. Le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, a annoncé sur sa page Facebook qu'une «opération antiterroriste» était en cours à Kramatorsk, la plus récente ville à être le théâtre de troubles.

«L'opération est menée par des soldats de la Garde nationale et des forces armées. La phase active a repris à l'aube. Nous n'arrêterons pas», a dit le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov.

La ville a fait l'objet d'affrontements, samedi, ayant culminé avec l'incendie d'autobus, par des prorusses, afin de repousser les attaques. La télévision d'État russe a fait état de 10 morts, y compris deux au sein des forces gouvernementales, lors de heurts à Kramatorsk.

Vers midi dimanche, il y avait toutefois peu de signes de mouvements, qu'il s'agisse des troupes gouvernementales ou des insurgés. Les carcasses des véhicules demeuraient sur la route.

Au moins 12 transports de troupes blindés ont été aperçus alors qu'ils circulaient dans la ville, samedi, bien qu'il semblaient être rentrés à leur base située sur un aéroport militaire à la fin de la journée.

Des édifices gouvernementaux ont été saisis par des milices prorusses dans plus d'une dizaine de villes à travers l'est de l'Ukraine, dont Slaviansk et Donetsk.

De leur côté, les observateurs militaires européens qui ont été détenus pendant plus d'une semaine par des insurgés à Sloviansk ont été libérés samedi. Mais le «maire du peuple» autoproclamé de la ville, Viacheslav Ponomarev, s'est vanté de posséder encore un nombre indéterminé de captifs. Parmi les prisonniers, on compterait des journalistes ukrainiens, des militants et des politiciens.

Biden ou Trump?
Suivez les dernières nouvelles, les analyses et les sondages dans cette course qui ne cesse de surprendre!