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04/05/2014 04:10 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:12 EDT

Gerry Adams déclare que son arrestation "envoie un mauvais signal" pour la paix en Irlande du Nord

Le dirigeant républicain Gerry Adams a critiqué dimanche la manière dont la police d'Irlande du Nord a géré son arrestation, liée à un meurtre commis par l'IRA en 1972, et a déclaré qu'elle envoyait "un mauvais signal" pour la paix.

"Ceux qui ont autorisé (cette arrestation) n'ont pas pris la bonne décision stratégique", a dit M. Adams. "C'est absolument un mauvais signal", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse au Balmoral Hotel à Belfast, peu après la fin de sa garde à vue en lien avec l'assassinat de Jean McConville en 1972.

Adams, acteur-clé du processus de paix dans la province, a été relâché dimanche soir après une garde à vue de quatre jours liée à l'enlèvement et à l'assassinat en 1972 de Jean McConville, une mère de dix enfants.

Les services de police ont cependant précisé que le dossier comprenant le compte-rendu de l'interrogatoire allait être transmis aux services du procureur, à qui il incombera in fine de décider d'inculper ou non Gerry Adams.

Le président du Sinn Fein a déclaré que l'essentiel des accusations portées contre lui provenaient d'articles de presse, de livres ou de photos. Ces accusations s'inscrivent, a-t-il dit, dans le cadre d'une "campagne malveillante, mensongère et sinistre".

Il a également critiqué le moment choisi pour son arrestation, dicté selon lui par des "motivations politiques", en pleine campagne de son parti pour les élections européennes, alors qu'il s'était déclaré disponible pour un interrogatoire voici deux mois.

"Ils n'avaient pas besoin de faire cela en pleine campagne électorale, je les avais contactés il y a deux mois", a-t-il dit.

"Je soutiens que ceux qui ont autorisé mon arrestation et ma détention auraient pu s'y prendre autrement", a-t-il déclaré devant la presse, assis à la tribune à la droite du vice-premier ministre d'Irlande du Nord, Martin McGuinness.

Gerry Adams a réaffirmé son attachement au processus de paix: "On ne peut pas revenir en arrière", a-t-il dit.

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