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04/05/2014 03:49 EDT | Actualisé 03/07/2014 05:12 EDT

GB/Ukip: Nigel Farage dit son amour de l'Europe et sa détestation de l'UE

Nigel Farage, chef du parti nationaliste Ukip en tête des sondages à l'approche des élections européennes au Royaume-Uni, a exposé dans une interview à l'AFP, à Portsmouth, sa détestation de l'UE et sa résolution à la combattre de l'intérieur, au parlement européen.

Question: Vous prédisez un séisme politique mais à quelle fin? Êtes-vous anti-européen?

Réponse : "J'ai toujours aspiré à un séisme politique. Les sondages sont très encourageants, cependant je ne vais pas me raconter d'histoires. Il y a encore du pain sur la planche, mais nous sommes en bonne voie.

Anti-Europe? Nooooon. C'est absurde de dire cela. J'aime l'Europe. C'est un espace superbe. Je suis marié à une européenne (NDLR: allemande). J'ai travaillé pour des sociétés européennes. J'aime la culture européenne. Mais je hais le drapeau. Je hais l'hymne. Je hais les institutions. Et je ne crois pas qu'une union politique uniformisée soit dans l'intérêt de qui que ce soit. Qu'il s'agisse de la Grande-Bretagne ou de qui que ce soit.

J'aspire à une Europe qui résulterait de la coopération d'Etats-nations souverains, indépendants et démocratiques. Cela ne rime à rien de construire un Etat européen".

Question : Mais alors pourquoi tous ces efforts pour entrer en force au parlement européen où vous disposez déjà de neuf députés?

Réponse: "Pour faire éclater la vérité. C'est aussi simple que cela. Avant que des députés européens de l'Ukip (United Kingdom Independence Party) n'aillent à Bruxelles, personne en Grande-Bretagne ne savait ce qui se tramait là-bas. C'était comme un grand mystère. Le silence recouvrait tout.

Nous avons radicalement changé la nature du débat dans ce pays, en montrant que le système de gouvernement mis en place (à Bruxelles) est dispendieux, bureaucratique et fondamentalement antidémocratique".

Question: Etant donné la montée en puissance des partis eurosceptiques, vous pensez être en mesure de changer le rapport de force?

Réponse : "Il y aura plus d'eurosceptiques dans le prochain Parlement. C'est certain. Et ils représenteront un éventail d'opinions très large. Il y aura l'aile ultra-nationaliste de la droite dure eurosceptique, il y aura plus de communistes eurosceptiques, il y aura plus de gens comme nous, qui nous situons au milieu. Il y aura toute une collection, un arc-en-ciel d'eurosceptiques de colorations variées dans le prochain Parlement.

Est-ce que ce sera suffisant pour former une minorité de blocage? Je l'ignore. J'en doute. Mais on aura un Parlement européen autrement plus vivant et plus intéressant.

Cependant, c'est dans les divers Etats-nations que l'effet se fera sentir. En Grande-Bretagne, le résultat sera la tenue d'un référendum clair, libre et juste pour répondre à la question de rester ou pas dans une Union politique".

dh/alm/jh

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