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04/05/2014 11:57 EDT | Actualisé 04/07/2014 05:12 EDT

Des affrontements entre rebelles islamistes font 62 morts dans l'est de la Syrie

BEYROUTH - Des combats entre des groupes islamistes rivaux dans l'est de la Syrie ont fait 62 morts et forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir leur maison, ont annoncé des activistes, dimanche.

Les membres du Front Al-Nosra, un mouvement affilié à Al-Qaida, et de l'État islamique en Irak et au Levant, qui a coupé les ponts avec la célèbre organisation terroriste, se battent depuis des mois concernant des territoires qu'ils ont arrachés ensemble aux forces du président syrien, Bachar el-Assad.

Ces affrontements entre rebelles font rage dans le nord le long de la frontière turque, une zone contrôlée par l'opposition syrienne depuis une offensive menée en 2012. Plus tôt cette année, la lutte intestine s'est propagée à l'est de la Syrie, qui abrite la majorité des champs pétrolifères du pays.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les combats de dimanche se sont déroulés autour de trois villages de la province de Deir ez-Zor, près de la frontière de l'Irak. Au cours des quatre derniers jours, 62 combattants ont perdu la vie, a indiqué l'organisme basé en Grande-Bretagne.

L'OSDH a ajouté que la violence avait obligé des dizaines de milliers d'habitants à quitter les lieux.

Le conflit syrien, qui a commencé avec des manifestations pacifiques en mars 2011, s'est transformé en une guerre civile ayant fait au moins 150 000 morts d'après les activistes.

Les militants islamistes, qui comprennent des combattants étrangers et des rebelles syriens ayant décidé d'adopter des idéologies inspirées d'Al-Qaida, ont joué un rôle de plus en plus important sur le terrain, minant le soutien accordé par l'Occident au mouvement d'opposition qui essaie de renverser Bachar el-Assad.

Cette situation a poussé des groupes plus modérés à se lancer dans une guerre contre l'État islamique en Irak et au Levant. Plus de 3000 personnes auraient péri dans ces combats depuis le début de l'année, selon les activistes.

Par ailleurs, la Cour suprême constitutionnelle de la Syrie a annoncé, dimanche, que seulement trois des 24 candidats intéressés à briguer la présidence du pays pourraient se lancer dans la course.

Bachar el-Assad, qui souhaite obtenir un troisième mandat de sept ans, devra ainsi affronter Hassan bin Abdullah, un député de Damas âgé de 54 ans, et Maher Abdul-Hafiz Hajjar, un député d'Alep âgé de 43 ans.

L'opposition et les pays occidentaux ont qualifié les élections syriennes du 3 juin de «farce». Le vote aura lieu seulement dans les régions contrôlées par le gouvernement.

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