POLITIQUE
03/05/2014 08:31 EDT | Actualisé 03/05/2014 12:26 EDT

La grippe a été moins forte cette année

Sam Edwards via Getty Images

Même si l’hiver a été difficile à bien des égards, il semble que la grippe ait été moins présente au Québec. Pour preuve : comparativement à l’année dernière, il y aurait eu moins de 4 000 cas recensés, selon les données de l’Institut national de la santé publique (INSP).

Cette année, du 25 août 2013 au 19 avril 2014, il y a eu 7 904 cas de grippe A et B selon les données de l'INSP. De ce nombre, il y a eu plus de cas de grippe A, soit 5 492, contre 2 412 pour la grippe B.

Des données qui sont toutefois beaucoup moins élèves que l’année dernière où, du 26 août 2012 au 6 juillet 2013, les laboratoires sentinelles avaient détecté 11 822 cas de grippe A et B. De ce nombre, 9 859 cas de grippe A, contre 1963 pour la grippe B.

La responsable des relations avec les médias à l'INSP assure qu'il ne devrait plus y avoir d'épidémie de grippe cette année. «On peut, en effet, dire que la période grippale est terminée pour cette saison», confirme Nathalie Labonté.

Cependant, «l’influenza A (H1N1) demeure la souche prédominante cette saison, bien qu’au cours des dernières semaines, la principale souche en circulation soit celle de la grippe B», lit-on dans le Flash grippe du 25 avril, produit par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Au plus haut du pic de l’activité grippale, en janvier 2014, il y a eu 813 cas, «soit 703 de type A et 110 de type B», lit-on dans le Flash grippe du 31 janvier 2014.

Il s’agit d’une baisse par rapport à l'année dernière. «La saison dernière, au pic de la grippe, 1 827 cas d’influenza avaient été rapportés au cours d’une semaine par les laboratoires sentinelles», peut-on lire dans le même document.

Prudence au ministère de la Santé

Du côté du ministère de la Santé et des Services sociaux, on reste prudent avec les données.

«Précisions tout de suite qu'au Québec, la grippe n'est pas une maladie à déclaration obligatoire, a écrit Marie-Claude Lacasse, responsable des relations médias au ministère. Tous les gens atteints de symptômes d'allure grippale ne consultent pas un médecin. De plus, les cas de grippe consultant dans les hôpitaux et chez les cliniciens ne sont pas tous testés, sous-typés et déclarés.»

« Le nombre de cas à lui seul ne permet pas de se prononcer quant à une augmentation ou une diminution, car il dépend du nombre d'analyses effectuées par les laboratoires, poursuit-elle. Il est plutôt intéressant de comparer l'intensité des saisons au pic. Par exemple, cette année, le pic d'influenza A était à 20% de tests positifs parmi les patients prélevés, alors que l'année passée, il était à près de 40%. Pour la grippe B, l'année passée, le pic était de 14% et cette année, il est à 11%.»

Pas plus de vaccins

Du côté des vaccins, le ministère soutient qu’il s’est procuré le même nombre de doses que l’année dernière. « Pour la saison 2013-2014, le MSSS s’est procuré près de 2 millions de doses de vaccins pour répondre à la demande de vaccination de la clientèle visée par le programme de vaccination gratuite. Le MSSS s'était procuré le même nombre de vaccins pour la saison 2012-2013», explique la responsable des relations médias.

Notons que «l'influenza A peut être distinguée en différents sous-types: les sous-types H1N1 et H3N2 causant des épidémies annuellement chez les humains. Les deux sous-types sont inclus dans le vaccin chaque année. D'autres sous-types d'influenzas A peuvent causer des maladies respiratoires sévères, avec une létalité élevée, comme le H5N1 ou le H7N9 (aucun cas de H5N1 ou H7N9 au Québec)», décrit le MSSS.

Or, «l'influenza B se distingue en deux lignées phylogénétiques. L'une ou l'autre, et parfois les deux lignées, circulent dans une même saison. Seulement l'une des deux lignées d'influenza B est incluse dans le vaccin trivalent», explique le MSSS.

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