POLITIQUE
01/05/2014 08:03 EDT | Actualisé 01/05/2014 11:17 EDT

Les appels à la démission du maire Rob Ford se multiplient

THE CANADIAN PRESS
Toronto Mayor Rob Ford wipes his brow in the council chamber as councillors look to pass motions to limit his powers on Monday November 18, 2013. THE CANADIAN PRESS/Chris Young

Les candidats à la mairie de Toronto et les conseillers municipaux sont de plus en plus nombreux à exiger le départ définitif du maire sortant, Rob Ford, qui a annoncé son retrait temporaire de la politique mercredi soir pour régler un problème de dépendance à l'alcool.

Les aveux du maire surviennent au moment où de nouvelles révélations viennent encore ternir sa réputation. Trois quotidiens ont dévoilé de nouvelles informations selon lesquelles le principal intéressé aurait consommé de la drogue et tenu des propos inappropriés au cours des dernières semaines.

La conseillère Karen Stintz, qui entend briguer la mairie de Toronto cet automne, a dit avoir été choquée et embarrassée par les propos tenus par Rob Ford à son égard.

Au sujet de Mme Stintz, Rob Ford aurait déclaré, selon l'extrait audio diffusé par le Toronto Sun-que Radio-Canada n'a pas été en mesure d'identifier-, qu'il aimerait bien « se la faire » (« I'd like to f****ing jam her »).

« Les seules personnes qui peuvent décider du sort politique de Rob Ford sont les électeurs torontois. » — Karen Stintz, conseillère municipale et candidate à la mairie de Toronto

Olivia Chow, qui est aussi dans la course à la mairie, dit regretter que Toronto fasse de nouveau les manchettes un peu partout dans le monde, mais pour les mauvaises raisons.

Les candidats John Tory et David Soknacki sont allés encore plus loin en demandant la démission de Rob Ford.

« Comme tous les Torontois, je suis déçu par ces révélations concernant le comportement récent du maire Ford », a déclaré mercredi soir John Tory.

L'ancien chef du Parti progressiste-conservateur assure que le maire adjoint Norm Kelly, qui détient l'essentiel des pouvoirs de maire depuis une décision du conseil municipal en novembre, a son soutien pour prendre les rênes de la Ville d'ici les prochaines élections.

La première ministre Kathleen Wynne a aussi répété sa confiance envers Norm Kelly jeudi matin:

« Cette affaire est une distraction pour Toronto depuis longtemps. Je vais continuer à intéragir avec le maire adjoint. » — Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario

Des conseillers exigent aussi sa démission

Plusieurs élus municipaux ont vivement réagi sur Twitter depuis mercredi soir. La conseillère Jaye Robinson, qui avait été renvoyée du comité exécutif par Rob Ford en juin 2013, écrit que « seule une démission sera acceptable à ce stade-ci ».

Kristyn Wong-Tam, une conseillère de gauche, affirme, elle, que « Rob Ford peut tenter de régler ses problèmes de santé, mais que 30 jours ne seront pas suffisants pour changer ses attitudes racistes, misogynes, homophobes et ses tendances à enfreindre la loi. »

Rob Ford toujours dans la course à la mairie

Malgré ces nouvelles révélations, Rob Ford n'a pas l'intention de retirer sa candidature de la course à la mairie de Toronto, selon son avocat Dennis Morris.

Il a confié hier au réseau CBC mercredi soir que ce retrait temporaire était l'occasion pour Rob Ford de « prendre du recul, de respirer et de recevoir de l'aide pour ses problèmes de consommation de drogues ».

L'élection aura lieu en octobre 2014.

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