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30/04/2014 05:34 EDT | Actualisé 30/06/2014 05:12 EDT

Syrie: au moins 100 morts dans un double attentat à Homs

STR via Getty Images
Emergency personnel and civilians inspect the site following a car bomb explosion in the Abbasiyah neighbourhood of Syria's central city of Homs on April 29, 2014. The car bomb ripped through a crowded area of the country's third city followed shortly afterwards by a rocket attack on the same neighbourhood, the provincial governor told AFP. AFP PHOTO/STR (Photo credit should read STR/AFP/Getty Images)

Au moins 100 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans le double attentat à la voiture piégée perpétré mardi dans un quartier pro-régime à Homs, en Syrie, et qui a été revendiqué par des jihadistes, a indiqué mercredi une ONG.

Il s'agit de l'attaque du genre la plus meurtrière à Homs (centre) depuis le début du conflit il y a trois ans, une escalade qui intervient à un mois de la présidentielle organisée par le régime.

La double attaque, revendiquée par la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra, intervient également au moment où l'armée tente de reprendre les derniers bastions rebelles de la troisième ville du pays.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de 100 morts, dont près de 80 civils, et de dizaines de blessés dans ce double attentat dans le quartier à majorité alaouite (communauté à laquelle appartient le président Bachar al-Assad) d'Al-Abbassiya. Mardi soir, cette ONG avait parlé de 51 morts et plus de 70 blessés.

"Dieu a permis aux jihadistes du Front Al-Nosra à Homs de mener un exploit malgré les mesures draconiennes de sécurité", a indiqué le Front dans un communiqué.

Le groupe a expliqué avoir fait exploser une première voiture "pour faire le maximum de morts parmi les chabbiha (miliciens pro-régime)" à Al-Abbassiya. Une seconde voiture a explosé dans le même quartier.

"C'est pour qu'ils connaissent un peu de l'enfer que nos frères ont connu", a indiqué Al-Nosra, en référence aux civils tués dans les bombardements de l'armée sur les secteurs de Homs tenus par les rebelles.

Homs était surnommée "capitale de la révolution" par les militants en raison des manifestations pacifiques sans précédent dans cette ville au début de la révolte contre le régime. Celle-ci, réprimée dans le sang, s'est transformée par la suite en une guerre civile.

Au fil des mois, et à coups de bombardements qui ont fait plusieurs centaines de morts et ravagé des quartiers, le régime a repris aux rebelles leurs bastions et contrôle désormais la presque totalité de la ville.

L'escalade de mardi, parallèlement à la multiplication des tirs au mortier sur la capitale Damas, intervient à un mois du scrutin présidentiel, qualifié de "farce" par l'opposition et les pays occidentaux.

"C'est un message des rebelles à Assad qu'il n'y aura pas de zones sûres pour la tenue de l'élection", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

A Damas, 14 personnes ont été tuées et 86 blessées mardi par quatre obus sur un institut d'études religieuses dans la Vieille ville, selon l'agence officielle Sana qui a accusé les rebelles.

ram/vl

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