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29/04/2014 08:16 EDT | Actualisé 29/04/2014 11:11 EDT

Crise en Ukraine : six CF-18 s'envolent

U.S. Pacific Fleet/Flickr
PACIFIC OCEAN (July 25, 2012) A Royal Canadian Air Force (RCAF) CF-18 Hornet from 425 Tactical Fighter Squadron in Bagotville, Quebec, gets refueled by a RCAF CC-130 Hercules air-to-air refueller from 435 Transport and Rescue Squadron, Winnipeg, Manitoba, over the Pacific Ocean near Joint Base Pearl Harbor-Hickam, in Honolulu, Hawaii, July 25 2012. Twenty-two nations, more than 40 ships and submarines, more than 200 aircraft and 25,000 personnel are participating in the biennial Rim of the Pacific (RIMPAC) exercise from June 29 to Aug. 3, in and around the Hawaiian Islands. The world's largest international maritime exercise, RIMPAC provides a unique training opportunity that helps participants foster and sustain the cooperative relationships that are critical to ensuring the safety of sea lanes and security on the world's oceans. RIMPAC 2012 is the 23rd exercise in the series that began in 1971. Canadian Forces photo by : MCpl Marc-Andre Gaudreault, Canadian Forces Combat Camera/RELEASED

Six chasseurs canadiens F-18 sont partis ce matin de la base de Bagotville, au Québec, pour une mission de l'OTAN en Europe de l'Est.

Ce déploiement militaire s'ajoute à une série de nouvelles sanctions économiques imposées lundi contre Moscou par les États-Unis, le Canada et l'Union européenne, au moment où la violence s'accentue dans l'est de l'Ukraine. Les pays occidentaux accusent la Russie de soutenir les séparatistes en Ukraine.

Un total de 228 militaires canadiens seront déployés dans la région, dont 220 en Roumanie et quelques-uns au centre de commandement de l'OTAN.

On connaît peu de détails sur le déroulement exact de la mission. Au cours d'un point de presse mardi matin, le lieutenant-général Yvan Blondin a simplement soutenu que le but était d'assurer une présence canadienne en Europe de l'Est afin de rassurer les alliés canadiens du secteur.

Concrètement, il y aura une « présence visible » et des vols d'exercice avec des partenaires de l'OTAN, a-t-il indiqué.

Le ministre de la Défense, Rob Nicholson, a ajouté que l'envoi de CF-18 faisait partie d'un message envoyé par le Canada à la Russie. Selon le ministre, l'Ukraine est victime d'une « agression territoriale ».

Rob Nicholson a aussi rappelé l'engagement du Canada envers l'OTAN et sa solidarité avec les pays membres.

La France a elle aussi envoyé lundi quatre avions de combat dans la région. Ils vont participer à des missions de surveillance et à des exercices avec l'armée polonaise.

La Grande-Bretagne a pour sa part déployé des avions de combat en Lituanie pour des missions de surveillance.

Washington a aussi annoncé l'envoi de 600 soldats américains en Pologne et dans les pays baltes.

Nouvelles sanctions

Par ailleurs, la Russie affirme que les nouvelles sanctions annoncées lundi abaissent un nouveau « rideau de fer » et mènent vers une impasse.

« C'est une politique absolument contre-productive [...] qui mène dans l'impasse la situation déjà critique en Ukraine », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine, mardi matin.

Hier, le gouvernement canadien a imposé de nouvelles sanctions contre des compagnies russes et des proches du président Vladimir Poutine, à qui on reproche de vouloir déstabiliser le gouvernement ukrainien.

Les États-Unis ont également décrété de nouvelles sanctions économiques contre 7 responsables russes et 17 entreprises de l'entourage du président Vladimir Poutine.

De son côté, l'Union européenne (UE) a ajouté les noms de 15 hauts responsables russes à sa liste noire. Cela porte à 48 le nombre de personnes russes ou prorusses visées par l'UE en Ukraine.

Situation tendue

Sur le terrain, la situation est toujours tendue.

L'OTAN affirme que les troupes russes sont toujours massées à la frontière ukrainienne, alors que Moscou affirmait hier qu'elles avaient regagné leurs bases permanentes.

Pour sa part, le maire autoproclamé de la ville séparatiste de Slaviansk a déclaré mardi qu'il ne discuterait pas de la libération des observateurs militaires de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) avec l'Occident tant que l'Union européenne maintiendrait ses sanctions contre des chefs rebelles.

Sept observateurs de l'OSCE demeurent pris en otages à Slaviansk par des miliciens prorusses.

Et le maire prorusse de Kharkiv, Guennadi Kernes, se trouve toujours à l'hôpital après avoir été gravement blessé par balle lundi.

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