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Le Tchad se retire de la mission de maintien de la paix en Centrafrique

Le Tchad a décidé de ne plus participer à la mission de maintien de la paix de l'Union africaine en Centrafrique, la MISCA, car il se juge injustement accusé « de tous les maux dont souffre » ce pays, plongé depuis début décembre dans des violences communautaires.

Les militaires tchadiens constituent l'un des rouages essentiels de la MISCA, force de 6000 soldats chargée de stabiliser la Centrafrique aux côtés des 2000 soldats français de la force Sangaris.

Ils sont toutefois accusés de parti pris en faveur des rebelles de la Séléka, composés essentiellement de musulmans.

« Malgré les sacrifices consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante, tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA », écrit le gouvernement tchadien dans un communiqué.

« Face à ces accusations répétées, le Tchad [...] décide du retrait du contingent tchadien de la MISCA », ajoute-t-il.

Les modalités de ce retrait n'ont pas encore été arrêtées.

Des soldats tchadiens, qui escortaient un convoi de musulmans centrafricains fuyant vers le Tchad, ont ouvert le feu samedi à Bangui, la capitale de la Centrafrique. Les tirs ont fait au moins 10 morts et des dizaines de blessés, ont rapporté des responsables.

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