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31/03/2014 01:58 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

Ukraine: Washington accueillerait favorablement le retrait des troupes russes

Les Etats-Unis accueilleraient favorablement le retrait des troupes russes à la frontière ukrainienne, ont affirmé lundi des responsables américains sans toutefois confirmer des annonces en ce sens formulées par Kiev et Moscou.

"Si les informations qui font état d'un retrait des troupes russes de la région frontalière (avec l'Ukraine) s'avèrent justes, cela constituerait une première étape bienvenue", a déclaré la porte-parole du département d'Etat américain, Jennifer Psaki.

Dans cette éventualité, "nous encouragerions la Russie à accélérer ce retrait", a-t-elle ajouté dans un communiqué, alors que le secrétaire d'Etat John Kerry est en Israël.

"Nous continuons à pousser la Russie à ouvrir un dialogue avec le gouvernement à Kiev afin d'apaiser la situation tout en respectant la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a-t-elle ajouté.

"Je ne peux pas confirmer si les Russes retirent des troupes de la frontière russo-ukrainienne", a de son côté affirmé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel, ajoutant que c'était une étape "nécessaire pour avoir une discussion sérieuse sur les moyens de conduire à une désescalade".

Interrogé sur l'ampleur du déploiement russe à la frontière ukrainienne, le chef du Pentagone a évoqué "des dizaines de milliers d'hommes" sans plus de précision.

Entre 40.000 à 50.000 soldats russes sont actuellement déployés à la frontière, a de son côté affirmé à l'AFP un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

Si ce retrait était confirmé, ce ne serait qu'une fraction de la présence russe à la frontière, "loin de ce que doit être fait et que nous devons voir", a renchéri une autre porte-parole du département d'Etat, Marie Harf.

Un retrait partiel des troupes russes massées à la frontière de l'Ukraine a été annoncé en fin de matinée à l'AFP par un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, alors que Kiev craint une invasion de l'est du pays après la perte de la Crimée.

John Kerry s'est par ailleurs à nouveau entretenu par téléphone lundi avec son homologue russe Sergueï Lavrov avant son arrivée en Israël, selon des responsables américains. Les deux hommes s'étaient rencontrés plusieurs heures à Paris dimanche, sans parvenir à un accord sur la crise ukrainienne.

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