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31/03/2014 10:08 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

Ukraine: l'Otan se réunit mardi pour renforcer sa présence en Europe de l'Est

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan se réunissent mardi et mercredi à Bruxelles pour examiner un renforcement de la présence de l'Alliance atlantique en Europe de l'Est en raison de la crise ukrainienne.

Au cours de leur réunion régulière, les 28 ministres, dont l'Américain John Kerry, devraient également avaliser la suspension d'une partie de la coopération entre l'Otan et la Russie, décidée le 5 mars à la suite de l'intervention en Crimée.

"Le plus important est de rassurer les pays de l'Otan" les plus préoccupés par la crise, à savoir la Pologne et les Etats baltes, a déclaré lundi l'ambassadeur américain à l'Otan, Douglas Lute. "Les ministres vont discuter de mesures additionnelles, qui ne seront pas des actions de gesticulation sur le court terme", a-t-il ajouté.

Ils pourraient ainsi évoquer la possibilité d'établir des bases permanentes de l'Otan dans les pays baltes, un sujet très sensible avec la Russie.

Dans le cadre de l'établissement des relations Otan-Russie, l'Alliance s'était engagée à la fin des années 1990 à ne pas déployer de troupes d'une façon permanente dans les pays d'Europe de l'Est proches des frontières russes.

Mais "il est clair que Moscou ne respecte pas ses obligations prévues dans le cadre du partenariat entre l'Otan et la Russie, et de ce fait nous pouvons reconsidérer nos propres obligations", a expliqué lundi un haut responsable de l'Otan.

Depuis le début de la crise, l'Otan a envoyé des avions-radars Awacs au dessus de la Pologne et de la Roumanie, tandis que les Etats-Unis dépêchaient des appareils F-15 et F-16 en Lituanie et en Pologne.

Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni ou l'Allemagne, sont également prêts à mobiliser des avions de chasse dans le cadre des missions de l'Otan dans les Etats baltes.

L'autre priorité de l'Otan est de soutenir Kiev, notamment en l'aidant à moderniser son armée, sans que l'Alliance n'envisage un "rôle opérationnel".

Avec la Russie, l'Otan a jusqu'à présent suspendu la préparation de la première mission commune pour escorter un navire américain transportant des armes chimiques syriennes devant être détruites. Des programmes de coopération sont également affectés, mais l'Otan a voulu laisser "la porte ouverte au dialogue" en maintenant les relations diplomatiques, selon un responsable.

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