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31/03/2014 07:54 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

Prisonniers palestiniens : Kerry sous pression 

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, s'est rendu une nouvelle fois au Moyen-Orient pour tenter de sauver le processus de paix. L'Autorité palestinienne menace de relancer ses démarches d'adhésion à l'ONU si elle n'obtient pas la libération d'un groupe de prisonniers.

Elle s'était pourtant engagée à suspendre toute démarche d'adhésion aux organisations internationales dans le cadre de la reprise des pourparlers en juillet, sous l'égide de John Kerry.

En soirée, le chef de la diplomatie américaine a parlé durant deux heures avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

Il n'a pas pu s'entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas, mais il devait rencontrer plus tard le négociateur palestinien et le chef des Renseignements. 

La direction palestinienne demande à John Kerry de lui fournir dans les 24 heures des assurances de la libération du dernier contingent de prisonniers par Israël.

Israël s'était engagé à libérer 104 prisonniers dans le cadre de la reprise des négociations de paix en juillet sous l'égide de John Kerry. Mais il refuse maintenant de laisser partir le dernier groupe en raison, dit-il, de la dégradation du climat.

Un responsable palestinien accuse Israël de pratiquer « une politique de chantage » en liant la libération du dernier groupe de prisonniers à une prolongation des négociations.

Les Palestiniens s'opposent quant à eux à la poursuite des négociations de paix au-delà du 29 avril sans « arrêt complet de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ».

Vers la libération de l'espion israélien Jonathan Pollard

Pour tenter de détendre l'atmosphère, Washington envisagerait de libérer l'espion israélien Jonathan Pollard, qui purge une peine de prison à perpétuité aux États-Unis. Une manière d'inciter Israël à faire un geste semblable envers les détenus palestiniens.  

Selon des médias israéliens, Benyamin Nétanyahou pourrait faire preuve de souplesse si le président américain Barack Obama consentait à le libérer. Jonathan Pollard est un ancien analyste de la marine américaine, considéré comme un héros national en Israël.

Selon une proposition d'accord, l'espion serait libéré avant la Pâque juive, à la mi-avril. Les négociations israélo-palestiniennes seraient prolongées et un groupe supplémentaire de prisonniers palestiniens serait relâché en plus du dernier contingent prévu.