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Pakistan : Pervez Musharraf accusé de trahison

Un tribunal pakistanais spécial a inculpé l'ancien homme fort militaire Pervez Musharraf de cinq chefs de trahison, lundi, ce qui pourrait lui valoir la peine de mort.

C'est la première fois qu'un chef de l'armée pakistanaise, en service ou à la retraite, est accusé de trahison, même si l'armée a pris le pouvoir à trois reprises, à la faveur de coups d'État, depuis la fondation du pays en 1947.

L'inculpation met aussi en lumière les tensions entre le gouvernement civil et une armée qui était auparavant intouchable.

M. Musharraf s'est présenté devant la justice seulement pour la deuxième fois, lundi. Il a plaidé non coupable aux cinq accusations contre lui et a défendu sa présidence pendant une trentaine de minutes.

L'ancien général, qui est hospitalisé à Rawalpindi depuis qu'il s'est plaint de douleurs à la poitrine en janvier, a dit avoir choisi comparaître malgré l'avis de ses médecins.

Les accusations de trahison contre M. Musharraf découlent de sa décision, en 2007, de suspendre la Constitution et d'ordonner la détention de plusieurs juges. L'ancien président prétend avoir suivi les conseils du premier ministre et de son Cabinet.

Les juges ont refusé de se prononcer sur une requête des avocats de M. Musharraf, qui demandent qu'il puisse quitter le pays pour aller visiter sa mère malade à Dubaï. Ils ont estimé ne pas disposer de l'autorité nécessaire et ont essentiellement remis la décision entre les mains du gouvernement.

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