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31/03/2014 01:00 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

Paix en Colombie : Bogota accepte une "commission de la vérité", mais après un accord

Le gouvernement colombien a accepté la constitution d'une "commission de la vérité" sur le conflit armé qui frappe la Colombie depuis un demi-siècle, mais après la conclusion d'un éventuel accord de paix avec la guérilla des Farc.

"Il ne peut pas y avoir de fin de conflit sans vérité", a affirmé à La Havane le chef de la délégation du gouvernement colombien aux négociations de paix, Humberto de la Calle, dimanche en clôture d'un nouveau cycle de conversations.

"Nous avons proposé (aux Farc) à la table de négociations la formation d'une commission de la vérité, pour qu'apparaissent toutes les vérités, sans exception, mais nous croyons que cette commission doit fonctionner comme produit d'un accord de fin de conflit, pas avant", a ajouté Humberto de la Calle.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avaient demandé en août dernier la création "immédiate" d'une telle commission, en parallèle aux négociations de paix qui ont commencé en novembre 2012 à Cuba, mais le gouvernement ne s'était pas encore prononcé sur ce sujet.

"Ce sujet de la vérité fait partie du cadre des négociations et cela nous paraît correct", a expliqué l'ancien vice-président colombien.

Mais "le gouvernement conçoit la vérité comme un instrument pour la paix, pas comme un outil tactique des négociations", a-t-il poursuivi en justifiant la création d'une telle commission après la conclusion d'un accord de paix.

Les deux parties se sont par ailleurs accordé à reconnaître des "avancées substantielles" de leurs négociations qui portent depuis novembre 2013 sur le trafic de drogue, après la conclusion de deux accords partiels sur le développement rural et la participation de la guérilla à la vie politique.

"Au cours de ce cycle nous avons avancé substantiellement dans la construction d'accords sur différents aspects du point de l'ordre du jour +solution au problème des drogues illicites+", a indiqué un communiqué conjoint des deux parties.

Outre ces trois thèmes, l'ordre du jour des conversations, qui doivent reprendre vendredi, comporte également les dédommagements aux victimes du conflit, la fin effective du conflit armé et la détermination du processus de ratification d'un éventuel accord général de paix.

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