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Le pétrole ouvre en baisse à New York, le marché scrute l'Ukraine

Les cours du pétrole ont débuté la séance en légère baisse lundi à New York dans un marché surveillant de près la situation en Ukraine et espérant un certain apaisement après le début du retrait progressif des troupes russes massées à la frontière.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai cédait 15 cents à 101,52 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les négociations relatives à la Crimée entre les Etats-Unis et la Russie durant le week-end ont aidé à apaiser les tensions et à faire baisser la prime de risque intégrée actuellement au prix du brut", relevait Matt Smith de Schneider Electric.

Les chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et américain John Kerry se sont rencontrés dimanche soir à Paris dans la foulée d'un entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et Barack Obama, qui avaient convenu vendredi de la nécessité de négociations afin d'amorcer une sortie de crise.

Après quatre heures de discussions, les deux hommes n'ont pu que constater leurs divergences mais ont aussi convenu de continuer à dialoguer.

Les autorités ukrainiennes ont annoncé lundi que Moscou retirait progressivement ses soldats déployés à la frontière de l'Ukraine.

Ce signe de détente rassure un peu des investisseurs qui s'inquiètent des conséquences d'éventuelles sanctions touchant directement les exportations énergétiques de la Russie.

La baisse des cours du brut reste toutefois limitée "car il reste des problèmes d'approvisionnement, notamment en Libye et au Nigeria, et la possibilité que les tensions autour de la Crimée s'enflamment de nouveau très rapidement", notait Matt Smith.

Ces perturbations de l'offre au niveau mondial sont atténuées par la perspective d'une nette hausse de la production en Irak, où la production commerciale a débuté lundi à Qurna-2 occidental, l'un des plus importants champs pétroliers au monde, situé dans le sud du pays.

La production de ce champ, dont les réserves connues sont estimées à 12,9 milliards de barils, est actuellement d'environ 120.000 barils par jour (bpj) mais devrait atteindre 420.000 bpj d'ici la fin de l'année.

Pour Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinion, les courtiers se placent aussi sur la réserve en attendant le très surveillé rapport mensuel des autorités américaines sur l'emploi, dont la diffusion est prévue vendredi.

"La consommation d'essence et d'énergie, et donc de brut, dépend beaucoup du nombre de gens qui vont travailler; c'est donc un document très attendu sur le marché de l'énergie", estimait-il.

jum/sl/are

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