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31/03/2014 09:19 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

La PM thaïlandaise se défend devant la commission anticorruption

BANGKOK - La première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra a défendu lundi sa gestion d'un controversé programme de subventions des cultures de riz.

Mme Shinawatra comparaissait devant la Commission nationale anticorruption dans une affaire qui pourrait la voir être suspendue de ses fonctions et possiblement destituée. Elle a soumis quelque 200 pages de preuves écrites qui n'ont pas été rendues publiques.

Les partisans de la première ministre croient que ses adversaires tentent de la chasser du pouvoir en utilisant injustement l'appareil judiciaire. Des manifestations populaires sont organisées depuis la fin de l'an dernier pour qu'elle soit remplacée par un conseil non-élu qui lutterait contre la corruption et interdirait à sa famille de s'impliquer en politique.

On ne sait pas quand la commission rendra sa décision, mais Mme Yingluck sera immédiatement suspendue si jamais l'affaire est renvoyée devant le Sénat.

Des membres de son parti font aussi l'objet de multiples poursuites en justice qui pourraient l'empêcher de former un gouvernement.

La Commission nationale anticorruption accuse Mme Yingluck, en sa capacité de présidente du Comtité national sur la politique du riz, d'avoir permis au programme de subventions d'aller de l'avant, même si des experts prévenaient qu'il ouvrait la porte au gaspillage et à la corruption.

Le programme a fait perdre des milliards au gouvernement, en plus de coûter à la Thaïlande sa position de principal producteur mondial de riz.