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Centrafrique: les troupes étrangères ont un problème de commandement (Pretoria)

Les troupes étrangères déployées en Centrafrique pour tenter de ramener la paix n'ont pas de problème d'effectif mais de commandement, a estimé la ministre sud-africaine de la Défense, précisant que Pretoria ne redéploierait aucun militaire là-bas pour l'instant.

"Je peux certainement dire, sans crainte d'être contredite, que pour le moment il n'y a aucune intention (de notre part) de déployer des troupes en Centrafrique", a déclaré lors d'un point presse la ministre Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

"Ce pays est effectivement en crise en ce moment, mais le problème ne tient pas à un manque de bottes sur le terrain. Le problème est de savoir comment utiliser au mieux les forces disponibles", a-t-elle ajouté.

"Prendre en Afrique du Sud quelques soldats, les expédier en Centrafrique, et en obtenir peut-être d'autres issus d'autres pays, ne résoudra pas le problème s'il n'y a pas de chaîne de commandement et de contrôle, ou s'il n'y a pas une vraie coordination des quelques soldats actuellement sur place", a-t-elle poursuivi. "On peut avoir des milliers de soldats. Ils peuvent être désorganisés et ne pas servir l'objectif pour lesquels on les envoie".

Depuis 1994 et l'avènement de la démocratie, l'Afrique du Sud a participé à quatorze missions de maintien de la paix de l'ONU, toutes sur le continent africain. Et sur un plan diplomatique, elle s'est faite à maintes reprises le chantre d'une Afrique capable d'assurer sa propre sécurité et d'être son propre gendarme.

En Centrafrique, elle a essuyé ses plus lourdes pertes militaires (15 morts) lors de la chute du président François Bozizé il y a un an. Mais le président Jacob Zuma avait indiqué qu'il considérerait avec bienveillance une demande formelle des dirigeants d'Afrique centrale (CEEAC) pour que l'Afrique du Sud envoie à nouveau des soldats.

"Si cette requête vient, si nous n'y allons pas, nous ne serions pas logiques avec notre politique", avait-il dit.

Les militaires sud-africains avaient été pris sous le feu de rebelles en supériorité numérique et dont d'autres troupes étrangères avaient renoncé à stopper l'avancée.

Le drame avait suscité une polémique nationale en Afrique du Sud.

Le président Jacob Zuma vient de prolonger jusqu'au 31 mars 2015 les contingents sud-africains déployés contre les pirates au large du Mozambique et de la Tanzanie (220 hommes), au Darfour au Soudan (850 hommes) et en République démocratique du Congo (1.351).

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