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31/03/2014 08:55 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

C1 - Paris SG-Chelsea: "Ibra" la star, Terry le grognard

Le match dans le match promet d'être musclé entre Zlatan Ibrahimovic, attaquant du PSG au sommet de son art, et John Terry redevenu le patron de la défense de Chelsea, mercredi en quart de finale aller de la Ligue des champions.

. La gagne, la hargne

La chose est suffisamment rare cette saison pour le signaler: cela fait deux matches que Zlatan n'a pas marqué. Et généralement la disette ne persiste pas. "Ibra" affole les compteurs (40 buts en 42 rencontres toutes compétitions confondues). A 32 ans il effectue sa meilleure saison. Auteur de 15 passes décisives, toutes compétitions confondues, "Ibra" prouve que passer de soliste à chef d'orchestre ne lui pose aucun problème. Sa soif de but n'altère en rien son sens du collectif, toujours mû par le même objectif, la gagne.

La gagne, la hargne composent également l'ADN de Terry. Remis en selle par José Mourinho, son ancien mentor entre 2004 et 2007, le défenseur central revient de l'enfer cette saison où il se montre le plus souvent excellent, malgré son but contre son camp samedi face à Crystal Palace. Âme de son club formateur, l'Anglais de 33 ans a disputé 30 des 32 matches de championnat à la tête de la meilleure défense du pays, s'offrant une deuxième jeunesse après une saison 2012-13 catastrophique, essentiellement passée sur le banc (14 matches de championnat joués) et marquée par sa suspension de quatre matches pour des propos racistes à l'encontre d'Anton Ferdinand.

. La C1 se refuse à "Ibra", joue des tours à Terry

Vainqueur de tous les championnats par lesquels il est passé, Zlatan n'a encore jamais gagné la Ligue des champions. Une case vide à son palmarès qui entretient sa réputation de joueur qui a du mal à briller dans les matches importants. A ce stade de la compétition, la seule fois où "Ibra" a été décisif date de 2010, avec un doublé pour Barcelone contre Arsenal. Mais cette saison peut lui permettre de faire taire ces critiques, comme le prouvent ses 10 buts qui en font le 2e meilleur artilleur derrière Cristiano Ronaldo (13).

Malgré 96 matches (8 buts) en C1, cette compétition n'a pas offert que des satisfactions à Terry. En finale en 2008, il a manqué le penalty du titre contre Manchester United et en 2012, même si le sacre figure à son palmarès, il était suspendu pour la finale après un coup de coude ayant entraîné son exclusion en demi-finale sur le Barcelonais Sanchez.

. Zlatan dans le dico, Terry dans les tabloïds

Ibrahimovic est une star qui suscite l'engouement partout où il passe. Ses frasques, rares, se résument à quelques excès de vitesse au volant, quelques coups de kung-fu "pour rire" sur des coéquipiers (Cassano, Whilhelmsson...) et de mémorables coups de sang verbaux à l'endroit de Guardiola et Sacchi. En France, son ego surdimensionné a contribué à faire de lui un phénomène qui a trouvé sa place dans les Guignols de l'Info. En Suède, son prénom est même devenu un verbe, "zlataner", figurant dans le dictionnaire. Joueur le mieux payé du PSG et donc du foot français (18 M EUR annuels), il aurait négocié la prime d'un million d'euros promise aux Parisiens en cas de sacre européen.

En dehors des terrains, Terry, ex-capitaine de l'Angleterre aux 78 sélections, affiche une personnalité complexe et décriée. Son casier regorge de faits divers, comme des altercations à l'aéroport (2001) ou en boîte de nuit (2002), une escroquerie pour avoir monnayé une visite du centre d'entraînement (2009), et également une liaison avec la femme d'un ex-coéquipier (2010). Le comportement de son père, qui fait régulièrement la Une des tabloïds pour des délits divers, ne plaide pas non plus en sa faveur.

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