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Brésil : le procès du massacre de Carandiru en 1992 touche à sa fin

Le procès de policiers impliqués dans le massacre de 111 détenus en 1992 dans le pénitencier de Carandiru, à São Paulo, devrait s'achever cette semaine avec le jugement des 15 derniers accusés.

Ce procès, qui concerne 79 policiers au total, a dû être scindé en quatre volets qui correspondent à chaque étage du pavillon de la prison où avaient été tués les détenus le 2 octobre 1992 par un bataillon de choc de la police, entré dans l'enceinte pour mettre fin à une mutinerie.

Ces 15 derniers policiers sont jugés à partir de lundi pour la mort de huit des 111 détenus tués ce jour-là.

Il s'agit du troisième volet du procès qui avait débuté le 17 février avant d'être suspendu après que l'avocat de la défense eut quitté l'audience puis reporté au 31 mars.

Ce massacre constitue la pire tragédie de l'histoire des prisons brésiliennes. Carandiru était alors la plus grande prison d'Amérique latine avec 8.000 détenus.

L'accusation assure que les détenus ont été exécutés tandis que, pour la défense, les policiers ont agi en "légitime défense" car ils étaient menacés par les mutins.

Le procès a commencé en 2013, plus de 20 ans après les faits parce que la justice militaire s'en est d'abord chargée et qu'il a été retardé par une série de recours présentés par les accusés. Il a ensuite été confié à la justice civile.

Pendant la première phase du procès en avril 2013, 23 policiers ont été condamnés à 156 ans de prison chacun. Dans la deuxième phase, 25 policiers ont été condamnés à 624 ans de prison chacun. Toutefois, en vertu de la loi, ils ne purgeront qu'un maximum de 30 ans de détention.

Jusque-là, le seul à avoir été jugé pour ce massacre était le colonel Ubiratan Guimaraes qui avait dirigé l'opération.

En 2001, il avait été condamné à 632 ans de prison. Mais il avait fait appel et avait été acquitté en février 2006 avant d'être tué en septembre de la même année dans des circonstances jamais élucidées.

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