NOUVELLES
31/03/2014 08:17 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

Allemagne: arrestation de deux jihadistes présumés, de retour de Syrie

Deux jihadistes présumés de l'Émirat islamique en Irak et au Levant (EIIL), de retour de Syrie, et une femme soupçonnée de soutenir financièrement cette organisation ont été arrêtés lundi en Allemagne, a annoncé le Parquet fédéral.

L'Allemand Fatik K., 35 ans, le Turc Fatih I., 26 ans, ont été interpellés respectivement à Berlin et Francfort. Une troisième personne, une Germano-Polonaise de 27 ans, Karolina R. a quant à elle été arrêtée à Bonn, a précisé le Parquet dans un communiqué.

La police a également procédé à dix perquisitions dans ces trois villes, dont les appartements de cinq autres personnes soupçonnées d'appartenir ou de soutenir l'organisation EIIL, le plus radical des groupes jihadistes de Syrie, selon la même source.

"Les mesures d'aujourd'hui montrent que les conflits armés comme en Syrie ont des répercussions immédiates en Allemagne", a souligné le procureur Harald Range, cité dans le communiqué, affirmant qu'il fallait user de tous les moyens juridiques pour contrecarrer "les dangers potentiels représentés par ceux qui reviennent radicalisés de Syrie".

Fatih K. est "fortement soupçonné" d'avoir été membre d'EIIL et de l'organisation Jound al-Cham, en Syrie, "entre au moins juillet et septembre 2013" et d'avoir dans ce cadre participé à des combats d'unités paramilitaires et à la fabrication de matériel de propagande, a précisé le Parquet de Karlsruhe, compétent en matière d'affaires de terrorisme.

Fatik I. est quant à lui soupçonné d'avoir rejoint EIIL en Syrie en septembre 2013 et d'avoir, depuis son retour en Allemagne en janvier, collecté de l'argent et des biens pour l'organisation. Il avait en outre prévu de repartir en Syrie.

La justice soupçonne en outre Karolina R. d'avoir soutenu l'organisation jihadiste avec 4 versements d'un total de près de 4.800 euros, poursuit le communiqué.

L'EIIL est issu de la branche d'Al-Qaïda en Irak.

Depuis début janvier, plusieurs groupes rebelles syriens ont lancé une offensive contre l'EIIL, l'accusant d'exactions et de velléités hégémoniques faisant le jeu du régime de Bachar al-Assad.

Une commission d'enquête de l'ONU a accusé à la mi-mars l'EIIL d'avoir commis des "exécutions de masse" en janvier.

yap/fjb/ml