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Nigeria: tentative d'évasion dans les locaux de la police secrète

La police secrète nigériane a annoncé dimanche que des prisonniers avaient fait une tentative d'évasion dans son quartier général, à Abuja, dans laquelle des militants du mouvement islamiste Boko Haram pourraient être impliqués.

L'implication de Boko Haram, évoqué sur des sites de journaux et sur les réseaux sociaux, n'a pas été confirmée officiellement.

Il y a eu une tentative d'évasion de détenus à 7H15 (6H15 GMT) au moment de la distribution du repas, a affirmé dans un communiqué la porte-parole du Département des Services de l'Etat (DSS), Marilyn Ogar.

"Un des suspects a tenté de le désarmer (le gardien chargé de la distribution, ndlr) en le frappant à la tête avec ses menottes", a-t-elle dit dans ce communiqué, diffusé par message électronique. "Cette tentative d'évasion a attiré l'attention d'autres gardiens de l'établissement qui ont tiré pour mettre en garde et en dissuader d'autres".

Mme Ogar n'a pas fourni de précisions sur le nombre de détenus impliqués et n'a pas précisé non plus pourquoi ils étaient arrêtés, annonçant d'autres informations ultérieures.

Le quartier général du DSS dans la capitale Abuja est proche de la résidence présidentielle et des habitants du voisinage ont affirmé avoir entendu des tirs dimanche matin. La circulation a été détournée en cet endroit.

Le porte-parole du président Goodluck Jonathan, Reuben Abati, a affirmé sur son compte Twitter que la résidence n'avait nullement été touchée.

"Ce qui s'est passé dans le quartier général n'a rien à voir avec la villa (présidentielle). Le président est sain et sauf", a-t-il écrit.

"Les tirs ont attiré l'attention de l'armée avec laquelle nous avons un accord d'assistance mutuelle en cas de menace", a précisé de son côté Mme Ogar.

Une source de sécurité a indiqué que l'incident est survenu quand les détenus ont désarmé un des gardiens du centre, avant de s'emparer de son fusil et de lui tirer dessus.

L'état actuel de ce gardien n'est pas encore connu.

Plusieurs sites de journaux nigérians et des usagers des réseaux sociaux ont assuré que les détenus étaient soupçonnés d'appartenir à Boko Haram, mais ils n'ont pas cité leurs sources.

Le DSS avait exhibé, le 3 mars, sept personnes soupçonnées d'appartenir à Boko Haram, arrêtées pour le meurtre, le 1er février à Zaria (nord) d'Adam Albani, un important responsable religieux musulman qui avait critiqué le groupe dans les médias, au quartier général même.

Mais il n'est pas établi que les suspects, y compris le "cerveau" présumé de l'attentat, soient toujours dans l'établissement du DSS.

Lors du premier trimestre 2014, l'insurrection de Boko Haram, qui a commencé en 2009, a fait plus de 1.000 morts et a provoqué le départ de leurs foyers de 250.000 personnes dans les trois Etats du Nord-Est du pays touchés par les plus grandes violences, et où règne l'état d'urgence, selon le principal organisme de secours nigérian.

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