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Mourir dans la dignité, la loi 1 du PQ

Le projet de loi concernant les soins de fin de vie, connu sous le nom de « Mourir dans la dignité », sera le premier à être déposé par le gouvernement du Parti québécois si celui-ci est reporté au pouvoir le 7 avril, ont annoncé dimanche la chef péquiste Pauline Marois et sa candidate dans Joliette, Véronique Hivon.

Un texte de Jérôme Labbé

Le PQ demande également aux autres formations politiques de s'engager à reprendre l'étude du texte là où ils l'avaient laissée lors du déclenchement des élections, le 5 mars dernier.

En point de presse, Pauline Marois s'est défendue d'avoir elle-même contribué à la mort du projet de loi 52 en demandant au lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne de dissoudre le Parlement. L'étude du budget était prioritaire et les partis d'opposition avaient déjà annoncé qu'ils s'y opposeraient, a-t-elle expliqué.

La chef péquiste a également laissé entendre que le Parti libéral de Philippe Couillard n'était pas aussi déterminé qu'elle à faire adopter le projet de loi, faisant remarquer que le caucus du PLQ était divisé sur le sujet.

En effet, 25 députés libéraux se sont opposés à l'adoption du principe du projet de loi, le 29 octobre dernier. « C'est la moitié de leur députation, a souligné Pauline Marois. Peut-être ne souhaitaient-ils pas non plus que ce débat aille au bout du processus. »

Mme Marois a ajouté que le chef libéral avait refusé son offre de prolonger les discussions de quatre heures avant le congé de la relâche, ce qui, selon elle, aurait permis l'adoption finale du projet de loi.

Une priorité pour Couillard aussi

Interrogé sur la question dimanche, Philippe Couillard s'est engagé, comme il l'avait déjà fait avant le déclenchement des élections, à réintroduire « tel quel » le projet de loi 52 en cas de victoire libérale, précisant qu'il s'agirait d'un de ses premiers gestes une fois élu.

« Cette question-là, comme la question de l'encadrement des accommodements, il faut les régler. Il faut les régler de façon législative et ce sera réglé au début », a-t-il assuré.

Le PLQ prône un vote libre sur le projet de loi sur les soins en fin de vie.

Le chef libéral a rappelé qu'outre le droit de mourir dans la dignité, le texte propose également « l'extension des soins palliatifs au Québec ».

« On est en face actuellement de 600 millions de dollars de coupure dans le système de santé, a-t-il dénoncé. Alors, si on veut développer ça, si on veut développer les soins de santé, si on veut développer les services palliatifs, ça prend une économie robuste, la création d'emploi et des revenus dans les coffres de l'État. »

Pas ma faute, dit Legault

Plus tôt dans la journée, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a insisté pour dire que son parti avait offert sa pleine collaboration au gouvernement Marois pour adopter le projet de loi 52 juste avant le déclenchement des élections.

« Si Mme Marois avait vraiment voulu adopter le projet de loi Mourir dans la dignité, elle n'avait qu'à revenir à l'Assemblée nationale pour une journée ou deux, a-t-il affirmé. Même Philippe Couillard aurait été obligé de le voter, le projet de loi! Donc, s'il y en a une à blâmer, c'est d'abord Mme Marois, qui était pressée d'aller en élections sur sa charte. »

Selon M. Legault, la chef péquiste a « donné une claque à Véronique Hivon en refusant de prolonger la session ».

Tous les députés de la CAQ ont voté pour l'adoption du principe du projet de loi, en octobre, sauf Michelyne C. Saint-Laurent, qui se représente dans la circonscription de Montmorency.

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