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Les Seychelles renvoient chez eux des pirates somaliens détenus

Les Seychelles ont renvoyé dimanche en Somalie neuf pirates somaliens détenus sur l'archipel, pour qu'ils y purgent le reste de leur peine, portant à plus de 90 le nombre de prisonniers transférés à ce jour, a annoncé le gouvernement.

"Les prisonniers vont (...) purger le reste de leur peine dans la nouvelle prison de Garowe, au Puntland", région semi-autonome située dans le nord de la Somalie, a indiqué le ministère de l'Intérieur seychellois dans un communiqué.

"A ce jour, les autorités seychelloises ont transféré plus de 90 prisonniers", soit au Puntland, soit au Somaliland, région autoproclamée indépendante somalienne (nord-ouest), ajoute le ministère sans préciser les raison de ces transferts.

Les pirates avaient été jugés aux Seychelles. Neuf pirates avaient déjà été renvoyés chez eux la semaine dernière.

L'un des prisonniers transférés dimanche n'a plus qu'un an à purger, d'autres resteront derrière les barreaux jusqu'en 2025.

L'archipel des Seychelles avait accepté en 2010 d'accueillir les pirates présumés arrêtés en haute mer et de les juger. Mais sa petite prison a fini par être surpeuplée d'hommes accusés de piraterie ou condamnés pour des actes de piraterie.

Les attaques de navires par des pirates au large de la Somalie ont fortement diminué ces dernières années, grâce aux flottes internationales qui patrouillent dans le Golfe d'Aden et l'océan Indien, et aux gardes armés désormais embarqués à bord de nombreux bateaux.

La piraterie maritime est "contenue" au large de la Somalie, où aucune attaque de navire n'a réussi en 2013, mais n'a pas disparu, avait souligné fin janvier l'amiral français Hervé Bléjean, commandant la force européenne Atalante luttant contre l'insécurité dans la région.

Seules huit attaques de navires par des groupes de pirates ont eu lieu en 2013 dans cette zone, contre 35 en 2012, et aucune n'a abouti, selon les chiffres de la force Atalante.

Actuellement, les pirates ne détiennent aucun gros navire mais ils retiennent toujours en otages des dizaines de personnes originaires notamment de Chine, d'Inde, d'Iran, de Thaïlande et du Yemen.

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