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Le Japon condamne des propos du président chinois sur des exactions nippones durant la guerre

Le Japon a officiellement protesté samedi auprès de Pékin suite à des propos en Allemagne du président chinois Xi Jinping sur des atrociété commises par le Japon durant la guerre.

Lors d'un forum de réflexion vendredi à Berlin, Xi Jinping a répété que l'armée japonaise avait tué plus de 300.000 personnes à Nankin en 1937 lors de l'occupation de cette ville chinoise, ont rapporté les agences de presse nippones Jiji et Kyodo.

Xi aurait également déclaré que plus de 35 millions de Chinois avaient été tués ou blessés lors de la "guerre d'agression" entreprise par le Japon militariste.

"Il est extrêmement improductif qu'un dirigeant chinois fasse ce type de remarques dans un pays tiers au sujet de l'histoire du Japon", a réagi dimanche le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga.

Et le même de préciser que le ministère japonais des Affaires étrangères avait adressé samedi une protestation au gouvernement chinois.

La Chine chiffre à 300.000 le nombre des morts dans la vague de tueries, de viols et de destructions perpétrés par les militaires nippons durant les six semaines qui ont suivi leur entrée dans Nankin le 13 décembre 1937.

Selon des universitaires étrangers, le nombre de victimes serait toutefois nettement moins élevé. L'historien américain Jonathan Spence estime ainsi que 42.000 civils et militaires ont été tués et 20.000 femmes violées, dont beaucoup sont mortes par la suite.

Il ne se passe pas une semaine sans qu'à une occasion ou une autre, la presse ou les autorités chinoises ne reviennent sur le passé militariste du Japon, en l'accusant de refuser d'accomplir un travail de mémoire douloureux sur les exactions commises par son armée.

Les relations entre Pékin et Tokyo sont très dégradées depuis un an et demi en raison principalement d'un différend territorial sur des îlots inhabités (Senkaku pour les Japonais, Diaoyu pour les Chinois) en mer de Chine orientale, contentieux auquel s'ajoute des querelles historiques.

La situation s'est encore détériorée après la visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe le 26 décembre 2013 au sanctuaire Yasukuni, à Tokyo. Pour la Chine, ce lieu symbolise l'agression et l'occupation militaire nippones. Y sont honorés quelque 2,5 millions de militaires morts pour la patrie dont, et c'est le problème, 14 criminels de guerre condamnés par les alliés.

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