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Irak: 5 morts dans des attaques à un mois des législatives

Des attaques ont fait cinq morts dimanche dans des zones principalement sunnites, à un mois jour pour jour des élections législatives dont l'organisation reste incertaine après la démission de la commission électorale.

Samedi soir, sept soldats avaient de plus été tués dans une fusillade à un barrage dans le nord du pays, où les violences alimentées par le mécontentement de la minorité sunnite et par le conflit en Syrie voisine ont tué près de 500 personnes en mars et plus de 2.200 depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP.

Dimanche, un kamikaze a fait exploser une voiture piégée sur un pont de Ramadi, une ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad et où les autorités peinent à rétablir leur contrôle dans les parties tenues plusieurs mois par des insurgés en début d'année.

L'explosion a fait trois morts et cinq blessés et a gravement endommagé ce pont, l'un des cinq de la ville. Deux des ponts étant réservés aux forces de sécurité et un autre ayant déjà été partiellement détruit ces derniers mois, les civils de Ramadi ne disposent désormais plus que d'un pont pour franchir l'Euphrate.

Ramadi est le chef-lieu de la vaste province désertique et majoritairement sunnite d'al-Anbar, frontalière de la Syrie et haut lieu de l'insurrection qui avait suivi l'invasion américaine de 2003.

Début janvier, des insurgés et des hommes de tribus anti-gouvernementales se sont emparés de plusieurs zones de Ramadi et de la totalité de la ville voisine de Fallouja. Les forces de l'ordre ont depuis repris l'essentiel de Ramadi, mais pas Fallouja, à 60 km de Bagdad.

Plus au nord, deux officiers de police ont été tués par l'explosion d'une bombe sur la route au passage de leur véhicule à Tikrit, une ville majoritairement sunnite au nord de Bagdad.

A l'approche des élections législatives prévue le 30 avril, le Premier ministre Nouri al-Maliki et d'autres responsables chiites cherchent à afficher leur fermeté plutôt que d'entamer le dialogue avec les sunnites prôné par des experts et des diplomates.

La tenue du scrutin semble cependant menacée depuis la démission mardi de la commission électorale pour dénoncer des ingérences politiques et judiciaires. Mais pour l'instant, les démissionnaires sont encore à leur poste et selon des députés, il est peu probable que leur démission soit acceptée.

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