Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Entrevues de chefs : l'intégrité revient sur la table à Tout le monde en parle

Philippe Couillard et Pauline Marois ont chacun défendu leur programme respectif lors de deux entrevues séparées à l'émission Tout le monde en parle, dimanche soir. En entrevue avec l'animateur Guy A. Lepage, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) a déploré que la fin de la campagne soit marquée par du « lançage de « boue ».

« Je vais me tenir debout, mais moi, je n'irais pas dans la boue », a lancé M. Couillard.

Il a aussi défendu le financement de son parti lors des dernières années. Il a précisé qu'il avait voulu qu'il y ait un « profond changement » dans la « culture du financement » du PLQ. Réagissant aux perquisitions de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) aux bureaux du PLQ l'été dernier, M. Couillard a indiqué qu'il attendait les résultats de l'enquête.

Philippe Couillard défend son bilan en santé

Il a aussi défendu son bilan en temps que ministre de la Santé lorsqu'il était membre du gouvernement de Jean Charest. « Il y a eu des progrès considérables malgré le fait qu'on n'avait pas beaucoup de médecins », a-t-il expliqué.

Pour preuve, les mesures qu'il a prises à l'époque permettent aujourd'hui d'avoir un plus grand nombre de médecins de famille qui sortent des facultés, selon lui. « Il y a des régions aujourd'hui où il y a deux ou trois médecins pour un poste », a dit M. Couillard.

Dans une entrevue séparée pour des raisons d'équité, Mme Marois a aussi répondu aux questions de Guy A. Lepage, alors que M. Couillard avait déjà quitté le plateau de l'émission.

Mme Marois a aussi répondu à des questions concernant l'intégrité, précisant que la visite des agents de l'UPAC au siège du Parti québécois n'était pas « une perquisition ». Les agents avaient simplement des questions entourant la méthode de financement du parti, a assuré Mme Marois.

Les questions de l'animateur ont aussi visé le mari de Mme Marois. Dans une conversation du 20 avril 2009, présentée à la commission le 21 janvier dernier, l'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée estimait qu'il était temps de parler « à nos amis du PQ », afin de les convaincre de ne pas appuyer l'idée d'une commission sur la construction, alors proposée par la défunte ADQ. Michel Arsenault répliquait alors : « Ben y sont mal pris en ostie, parce qu'on a un deal avec Blanchet ».

Pauline Marois ne dévoilera pas ses états financiers

« Vous savez très bien qu'il n'y a pas eu de deal », a affirmé Mme Marois. Elle a par ailleurs expliqué que son mari, peu visible depuis le début de la campagne, était chargé de l'aider dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré.

« Je lui ai demandé de m'aider à faire ma campagne dans Charlevoix (...) mon mari m'a donné un solide coup de pouce », a-t-elle expliqué.

Mme Marois a réitéré qu'elle ne comptait pas rendre publics ses états financiers ou ceux de son mari.

Elle a précisé qu'elle n'avait « pas d'argent » qui serait placé dans un « paradis fiscal », et qu'elle respectait toutes les normes d'éthiques. Elle a aussi attaqué M. Couillard sur un placement qu'il avait fait à Jersey avant son entrée en politique. « Je ne suis pas sûre que c'est moral », a-t-elle indiqué. Elle a toutefois rajouté qu'à son avis, le placement n'était pas illégal.

Mme Marois a aussi défendu l'arrivée de M. Péladeau au sein de son parti. « Je ne savais pas si M. Péladeau allait venir ou pas, ça a été assez long avant qu'il puisse prendre sa décision », a-t-elle expliqué, précisant que cela ne mettait pas en cause les valeurs « progressistes » défendues par le PQ.

Elle a par ailleurs défendu le projet de charte des valeurs de son parti, expliquant qu'il jouissait d'un important soutien populaire, y compris au sein des communautés culturelles. « Ce ne sont pas tous les Anglophones ni tous les nouveaux Québécois qui rejettent la charte des valeurs », a-t-elle affirmé.

Sur Twitter, l'animateur Guy A. Lepage a répondu à des questions des téléspectateurs entourant l'équité de ses entrevues, lors de la diffusion de son émission, qui a été enregistrée dans le courant de la semaine.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.