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28/03/2014 05:01 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Une campagne sur web pour rallumer la flamme d'Une heure pour la Terre

TORONTO - Les organisateurs canadiens de l'événement Une heure pour la Terre tentent de relancer le geste écologique en lançant une campagne sur Internet.

Depuis 2008, le Fonds mondial pour la nature (WWF) demande aux gens d'éteindre toutes leurs lumières durant une heure un samedi soir donné afin d'attirer l'attention sur les changements climatiques, une cause quelque peu oubliée au sein de la population. Cette année, l'événement a lieu ce samedi, à 20 h 30.

Tout comme la cause, l'événement Une heure pour la Terre perd aussi un peu de sa popularité. Un sondage Ipsos Reid mené pour le compte du WWF révèle que le nombre de Canadiens qui participent à ce «moment d'obscurité» a décliné au cours des dernières années. De 16 millions en 2011, le nombre de participants est passé à 13 millions en 2012, puis à 12,2 millions en 2013.

Pour raviver la flamme, les organisateurs ont demandé à des célébrités, telles que l'acteur de «Star Trek» William Shatner et le vrai astronaute Chris Hadfield, d'enregistrer une vidéo dans laquelle ils partagent leurs réflexions sur les conséquences que pourraient avoir le désintérêt citoyen de la cause environnementale. La slammeuse montréalaise Queen Ka a également participé à une vidéo, que l'on peut visionner sur le site momentdobscurite.ca.

L'organisme espère ainsi encourager les Canadiens à s'exprimer dans une vidéo ou sur les réseaux sociaux, sous les mots-clic #momentdobscurité et #UneheurepourlaTerre.

À Montréal, le WWF invite les participants à aller patiner dans l'obscurité à l'Atrium le 1000 de la Gauchetière.

Le président canadien du WWF et ancien maire de Toronto, David Miller, a affirmé qu'il espérait que cette nouvelle campagne insufflerait un air de jeunesse à Une heure pour la Terre.

«Pensons à des solutions, parce qu'il y a des solutions, a-t-il exprimé en entrevue téléphonique. Je pense que cette cause peut inspirer des gens. Nous ne voulons pas toujours parler uniquement de problèmes. C'est bien de savoir qu'il y a un peu d'espoir pour un véritable changement positif.»