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28/03/2014 12:07 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Syrie: Obama va discuter à Ryad du renforcement de l'opposition modérée (responsable)

Barack Obama va évoquer avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite les moyens de renforcer "politiquement et militairement" l'opposition syrienne modérée, a déclaré vendredi un haut responsable accompagnant le président américain dans le royaume.

S'adressant aux journalistes dans l'avion l'emmenant à Ryad, Benjamin Rhodes, conseiller adjoint de Sécurité nationale, a assuré que les relations entre Ryad et Washington se sont "améliorées depuis l'automne", notamment en raison d'une meilleure coordination de l'aide à l'opposition syrienne.

Le responsable américain a cependant affirmé qu'il n'y aurait pas "d'annonce spécifique sur une aide supplémentaire" aux rebelles syriens lors des entretiens entre le président Obama et le roi Abdallah vendredi soir.

L'Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, reproche à Washington de ne pas soutenir suffisamment l'opposition armée au régime du président Bachar Al-Assad.

"L'un des principaux sujets de conversation" entre les deux hommes sera de voir "comment renforcer l'opposition modérée à l'intérieur de la Syrie politiquement et militairement", afin de "faire contrepoids à Assad et aussi d'isoler les groupes extrémistes" en Syrie, a déclaré Benjamin Rhodes.

"Notre relation avec les Saoudiens est plus forte aujourd'hui qu'à l'automne dernier, lorsque nous avions des différences tactiques sur la politique à l'égard de la Syrie", a-t-il ajouté.

Il a précisé que les deux pays travaillent désormais "en coordination étroite" à soutenir l'opposition sur le terrain.

Il s'est cependant refusé à confirmer les informations du Washington Post selon lesquelles les Etats-Unis devraient enfin approuver la fourniture par l'Arabie saoudite de Manpad (système d'arme sol-air portable) aux rebelles dont Ryad est l'un des principaux soutiens.

Les Etats-Unis imposent jusqu'à présent un veto à la fourniture de telles armes par leurs alliés aux rebelles, de crainte qu'elles ne tombent aux mains d'extrémistes.

"Nous avons dit clairement que certains types d'armes, dont les Manpad, pourraient poser un risque de prolifération s'ils sont introduits en Syrie, et nous continuons d'avoir ces inquiétudes", a dit M. Rhodes.

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