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28/03/2014 07:24 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Scandale des centrales en Ontario: McGuinty maintient son innocence

TORONTO - L'ancien premier ministre ontarien Dalton McGuinty a de nouveau clamé son innocence, vendredi, face au scandale des centrales au gaz naturel qui continue de tracasser le gouvernement libéral, plus d'un an après sa démission.

Dans une déclaration écrite, M. McGuinty répète qu'il n'était pas au courant de la suppression de courriels et qu'il ne l'a pas ordonnée, comme il l'a déjà dit lors de ses deux témoignages devant un comité législatif.

Les allégations visant son ancien chef de cabinet, David Livingston, s'inscrivent dans le cadre d'un «processus continu», a affirmé l'ancien premier ministre.

Il a invité toutes les parties à «respecter ce processus en lui permettant d'arriver à son terme» avant de tirer des conclusions.

Ses commentaires sont survenus après la divulgation de documents judiciaires montrant que M. Livingston pourrait avoir commis un abus de confiance.

Dans les documents, la Police provinciale de l'Ontario dit croire que M. Livingston a permis à un consultant externe en informatique d'avoir accès à 24 ordinateurs appartenant au bureau du premier ministre.

M. Livingston aurait ainsi fait effacer le contenu des disques durs après que Dalton McGuinty eut démissionné à la suite de la controverse causée par la coûteuse annulation des deux projets de centrales au gaz naturel. Ce geste se serait produit durant la période de transition entre le gouvernement de M. McGuinty et celui de l'actuelle première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne.

Mme Wynne a rappelé que M. Livingston n'avait jamais été membre de son gouvernement et n'avait jamais travaillé pour son bureau.

Ces allégations n'ont pas été prouvées en cour et un avocat de M. Livingston a affirmé que son client n'avait pas transgressé la loi.

La Police provinciale a fourni ces informations à la cour pour obtenir un mandat de perquisition visant à saisir les disques durs des ordinateurs du gouvernement se trouvant dans les locaux de ReCall, un centre de stockage de données situé à Mississauga, en février.

Ces perquisitions s'inscrivent dans le cadre de l'enquête sur la suppression illégale de courriels gouvernementaux concernant les controversés projets de centrales au gaz annulés par les libéraux avant les élections de 2011.