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28/03/2014 12:36 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Les écrivains britanniques se mobilisent contre l'interdiction d'envoi de livres en prison

Les écrivains britanniques se mobilisent contre la décision du gouvernement britannique d'interdire l'envoi de livres aux prisonniers du Royaume-Uni.

La nouvelle réglementation est entrée en vigueur en novembre 2013 et a été mise de l'avant par le secrétaire d'État à la justice, Chris Grayling. Elle interdit l'envoi de colis aux prisonniers pour des raisons de sécurité. Les détenus ne peuvent donc plus recevoir de livres, de revues et d'autres objets. Cependant, ils peuvent toujours emprunter des livres dans les bibliothèques des prisons.

Cette mesure a d'abord été dénoncée dans les médias par Frances Crook, directrice du Howard league for penal reform, un organisme qui milite pour les droits des détenus. 

Une pétition contre cette mesure a réuni plus de 21 000 signatures au moment de publier. Par ailleurs, des écrivains britanniques, dont Salman Rushdie, Julian Barnes, Ian McEwan, Philip Pullman, Mark Haddon, Susan Hill et Emma Donoghue, ont écrit une lettre dans le Telegraph pour dénoncer cette mesure. « Si nous comprenons que les prisons doivent pouvoir récompenser les prisonniers qui ont de bons comportements, nous ne pensons pas que l'éducation et la lecture doivent faire partie de ces mesures », écrivent-ils.

Le ministre des prisons, Jeremy Wright, a défendu le règlement et expliqué que les détenus pouvaient avoir jusqu'à 12 livres dans leur cellule, avaient accès aux bibliothèques et qu'il était faux de dire qu'ils ne pouvaient plus avoir de livres en prison.

Une mesure différente en France

En France, au contraire, la ministre de la Culture et des Communications, Aurélie Fillippetti, a annoncé un investissement de 1 million d'euros lors de son discours d'ouverture au Salon du livre de Paris. « C'est pourquoi je souhaite que le Centre national du livre oriente l'enveloppe qu'il consacre à la constitution des fonds des bibliothèques, soit 1 million d'euros, à des fonds consacrés aux personnes empêchées de lire, personnes handicapées tout d'abord, et ensuite personnes détenues, car on connaît la grande pauvreté des bibliothèques pénitentiaires. On sait pourtant à quel point le livre est important pour la réinsertion sociale. »