NOUVELLES
28/03/2014 03:31 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

Le régime syrien interférerait avec l'aide humanitaire

Le régime syrien interfère avec l'aide acheminée vers certaines régions dévastées par la guerre civile en interdisant aux agences caritatives d'utiliser les postes frontaliers contrôlés par l'insurrection, ce qui nuit à trois millions de Syriens dans des zones difficiles d'accès, a affirmé vendredi un groupe humanitaire international.

Human Rights Watch (HRW) ajoute que la Syrie permet seulement aux agences d'utiliser un poste qu'elle contrôle le long de la frontière avec la Turquie, près de la ville de Qamishli, dans le nord extrême du pays. Ce poste a été ouvert à l'aide humanitaire plus tôt ce mois-ci.

Règle générale, les agences onusiennes ne traversent une frontière qu'avec la permission du gouvernement, même si celui-ci n'est pas en contrôle de la région concernée. Les rebelles syriens se sont emparés de plusieurs postes frontaliers au cours des trois dernières années.

HRW a déclaré par voie de communiqué qu'il est honteux que les Syriens qui habitent tout près de la frontière turque n'aient pas accès à une aide par le biais du trajet le plus court et le plus sécuritaire. Le groupe affirme que les agences humanitaires doivent utiliser des postes frontaliers avec la Jordanie et la Turquie,  mais contrôlés par l'insurrection, pour rejoindre trois millions de Syriens qui ont besoin d'une aide d'urgence.

À ce jour, les agences partenaires de l'ONU ont reçu la permission d'effectuer trois missions vers des zones rebelles depuis Qamishli, ce qui implique de traverser des dizaines de points de contrôle et décuple parfois la longueur du trajet, selon HRW.

L'organisation new-yorkaise ajoute qu'avec la permission gouvernementale, les groupes d'aide n'auraient qu'à parcourir une trentaine de kilomètres pour rejoindre les sinistrés. HRW accuse le régime Assad de punir les civils qui se trouvent dans les zones contrôlées par l'insurrection.