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28/03/2014 08:01 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Le candidat du Parti vert dans Chomedey n'a pas le droit de vote

Brendan Edge pourra porter les couleurs du Parti vert du Québec (PVQ) dans Chomedey, à Laval, mais il n'aura pas le droit de voter lors de l'élection provinciale du 7 avril.

Un texte de Vincent Champagne Twitter Courriel

Ainsi en a décidé jeudi soir le directeur du scrutin de la circonscription de Mercier, qui n'a pas voulu l'inscrire sur la liste électorale, jugeant ses preuves de résidence inadéquates. 

Le jeune homme de 21 ans, qui étudie à McGill en « Canadian studies », est né et a grandi en Ontario. Mais il habite à Montréal depuis septembre 2011, jure-t-il. « Ils disent que je n'ai pas de domicile au Québec, mais je suis ici depuis trois ans. Je travaille dans un restaurant sur Saint-Laurent! », dit-il. 

Pour appuyer ses dires, M. Edge a présenté des talons de paye, une lettre d'admission de l'Université McGill et les baux de ses appartements antérieurs. Vivant présentement en sous-location, il reconnaît ne pas avoir de bail à son nom en ce moment.

Pourtant, le directeur de scrutin qui a accueilli sa candidature dans Chomedey la semaine dernière n'a pas trouvé à redire sur son éligibilité. Brendan Edge est bel et bien inscrit comme candidat dans cette circonscription.

Éligible sous serment, note le DGEQ

« On doit distinguer la déclaration de candidature du droit de vote », explique Denis Dion, porte-parole du Directeur général des élections (DGEQ). « Sa déclaration de candidature a été reçue. On a vérifié son identité. Ensuite, la personne doit prêter serment quant à son éligibilité. »

« La loi dit qu'il faut être électeur. Maintenant, on peut se présenter en faisant serment, parce qu'on est convaincu d'être électeur. Ça peut être fait de bonne foi. Après ça, se faire dire qu'on ne l'est pas, c'est autre chose. Et c'est le cas de M. Edge, semble-t-il », explique M. Dion.

Pour mettre fin à l'imbroglio, M. Edge devrait présenter des documents plus pertinents pour prouver sa résidence, ajoute M. Dion. Des procédures pourraient être entamées contre lui, seulement s'il est élu et qu'il est prouvé qu'il n'avait pas le statut d'électeur. 

Un problème politique, selon le chef

Pour le chef du Parti vert, Alex Tyrell, cette situation est liée à la récente sortie du Parti québécois, qui a dénoncé le fait qu'un grand nombre d'anglophones et d'allophones tentaient de s'inscrire sur les listes électorales.

« On déplore le harcèlement du DGEQ envers les étudiants, et on croit que c'est motivé par la sortie politique de Mme Marois contre les étudiants qui s'en vont s'inscrire pour voter », dit-il.

Brendan Edge, pour sa part, ne sait pas encore s'il va se battre pour son droit de vote. Il se concentre sur sa fin de session, dit-il, ayant entre autres un travail important à remettre dans les jours à venir.