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28/03/2014 10:05 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Langue française : tour à tour, la CSN et la FTQ critiquent Philippe Couillard

MONTRÉAL - Dans un intervalle de moins de 15 minutes, vendredi soir, la CSN et la FTQ sont tombés à bras raccourcis sur le leader libéral Philippe Couillard à la suite de commentaires qu'il a émis au sujet du français lors du face-à-face des chefs de partis, jeudi soir.

Les deux grandes organisations syndicales n'ont pas mâché leurs mots, la CSN parlant de banalisation et de complaisance alors que la FTQ a accusé M. Couillard de faire preuve d'aplaventrisme au sujet de la langue de travail au Québec.

Dans son communiqué, la FTQ dit avoir mené de nombreuses batailles, non seulement pour pouvoir travailler en français, mais même pour pouvoir négocier en français.

La FTQ a notamment relaté l'exemple des 2300 ouvriers de l'usine de montage de General Motors à Sainte-Thérèse, alors représentés par les Travailleurs canadiens de l'automobile, qui ont entamé une grève de trois mois dont l'un des enjeux était l'instauration du français comme langue de travail à l'usine, en septembre 1970.

Selon la FTQ, ce fut là l'un des déclencheurs du mouvement pour la loi 101 et l'occasion, pour les organisations syndicales d'entamer une bataille qui se poursuit toujours, ajoute l'organisation syndicale, pour faire du français la langue de travail au Québec.

De son côté, la CSN s'est appuyée sur des données de l'Office québécois de la langue française (OQLF) datant de 2012, selon lesquelles la proportion de personnes travaillant généralement en français est passée de 73 pour cent à 66 pour cent entre 1989 et 2010. La CSN affirme que cette proportion a glissé de 56 pour cent à 51 pour cent dans le Grand Montréal durant la même période de temps.