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28/03/2014 07:58 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

La mère d'un djihadiste français mort en Syrie mobilise contre d'autres départs

La mère d'un jeune français mort en Syrie dans les rangs djihadistes en décembre 2013 vient d'ouvrir un site internet pour mobiliser ceux qui veulent prévenir de nouveaux départs, a-t-elle annoncé vendredi à l'AFP.

Dominique Bons a créé à Toulouse une association "Syrien ne bouge... agissons !" dès la mi-janvier et tente avec ce site "syriennebougeagissons.com" de regrouper en premier lieu les familles et les proches des jeunes déjà partis.

Mme Bons a appris par SMS, le 2 janvier, que son fils Nicolas 30 ans était mort le 22 décembre 2013, probablement dans une opération kamikaze. Son demi-frère Jean-Daniel, qui l'avait suivi en Syrie, avait été tué dès le début août en Syrie.

Tous deux avaient rejoint la Syrie en mars, via l'Espagne et la Turquie, faisant croire alors à leurs proches qu'ils s'envolaient en vacances pour la Thaïlande. Arrivés en Syrie, ils auraient rejoint les rangs de l'Etat islamique en Irak et au Levant, une organisation proche d'Al-Qaïda.

"Mon fils et son demi-frère sont décédés à cinq mois d'intervalle. Je suis révoltée par la manipulation et l'endoctrinement qu'ils ont subis. Ils ne méritaient pas de mourir. Si je ne peux plus venir en aide à mon fils, je vais tout mettre en oeuvre afin de sauver d'autres jeunes âmes manipulées", indique Mme Bons, en conclusion de son témoignage sur le site.

L'association se fixe pour objectif de "venir en aide à toutes les personnes dont les proches ont été recrutés par des groupes extrémistes et de les regrouper" et de prévenir le départ de nouvelles recrues.

Le ministère français de l'Intérieur recensait en janvier près de 700 Français, ou personnes résidant en France, impliqués ou ayant été impliqués dans le conflit syrien. La mort d'une vingtaine de personnes parties de France combattre en Syrie avait alors été confirmée.

dbe/fal/abk