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28/03/2014 10:13 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Ianoukovitch appelle toutes les régions d'Ukraine à tenir un référendum

Alors que Barack Obama exhorte Moscou à retirer ses troupes de la frontière ukrainienne, le président déchu, Viktor Ianoukovitch, appelle chaque région d'Ukraine à tenir un référendum pour se prononcer sur son statut à l'intérieur du pays plutôt que de participer à l'élection présidentielle du 25 mai.

« En tant que président qui est avec vous par la pensée et l'âme, j'en appelle à tous les citoyens censés de l'Ukraine: ne cédez pas aux imposteurs! Exigez la tenue d'un référendum sur le statut de chaque région à l'intérieur de l'Ukraine », a déclaré l'ex-président prorusse à l'agence Itar-Tass.

Cette sortie de Viktor Ianoukovitch tranche avec les propos qu'il avait tenus le 28 février dernier, après avoir fui l'Ukraine pour la Russie. Il s'était alors prononcé pour l'unité de l'Ukraine et affirmait même ne pas vouloir une séparation de la Crimée.

Se considérant toujours le président légitime de l'Ukraine, Viktor Ianoukovitch qualifie d'illégales les élections présidentielles qui doivent avoir lieu en Ukraine le 25 mai. Des élections où se présentent d'ailleurs deux de ses plus fervents adversaires jurés, Vitali Klitschko et Ioulia Timochenko.

Destitué le 22 février dernier par le Parlement ukrainien, l'ex-président Ianoukovitch est recherché par la justice ukrainienne pour avoir ordonné à la police d'ouvrir le feu sur des manifestants de « Maïdan » sur la place de l'Indépendance, à Kiev.

Viktor Ianoukovitch a trouvé refuge en Russie qui lui fournit asile et protection.

Obama inquiet de la présence militaire russe aux frontières de l'Ukraine

Par ailleurs, le président des États-Unis, Barack Obama, a demandé à Moscou de retirer les forces militaires qu'elle a massées le long de sa frontière avec l'Ukraine.

Lors d'une entrevue accordée au réseau CBS, le président américain a également invité la Russie à négocier avec la communauté internationale pour faire valoir son point de vue plutôt que d'exercer des pressions militaires sur l'Ukraine.

« Il se peut que les Russes tentent d'intimider l'Ukraine, mais il est aussi possible qu'ils aient d'autres projets, en envoyant des soldats à proximité de la frontière », a expliqué Barack Obama.

Le nouveau gouvernement ukrainien a affirmé la semaine dernière que la Russie avait massé plus de 100 000 soldats le long de la frontière ukrainienne. Kiev affirmait du même souffle craindre de nouvelles incursions russes sur son territoire, principalement dans le sud et l'est du pays, où vivent des minorités russophones.

Moscou, de son côté, accuse les États-Unis et l'Europe d'influencer l'opinion internationale en sa défaveur et de brandir des menaces économiques essentiellement destinées à affaiblir et isoler la Russie.